Le Sportnographe

Marc «Séguin» Bergevin

Marc «Séguin» Bergevin

Le 44e tournoi de golf de Canadien avait lieu lundi au Club de golf de Laval-sur-le-Lac. Avant d’aller plus loin, je vous poserai cette question : pourquoi avoir commencé cette initiative en 1975, qui consiste à convoquer les journalistes (mettons) sportifs sur un terrain de golf pour inaugurer une nouvelle saison de hockey?

Je ne suis pas loin de penser que c’était à la base une initiative de l’équipe pour faire diversion. À cette époque, Canadien remportait la Coupe à peu près chaque année, au pire, une année sur deux. Or, Canadien l’avait échappé en 1974 et 1975; fallait faire quelque chose pour vendre de l’espoir. Right?

Heureusement, les choses sont rentrées rapidement dans l’ordre par la suite avec des Coupes en 1976, 1977, 1978, 1979. Fallait-il alors poursuivre ce qui n’était sans doute qu’une farce marketing au début? Bonne question. Après coup, heureusement que Canadien n’y a pas mis fin puisque depuis, ce n’est plus juste du petit espoir qu’ils ont à vendre, mais de l’espérance. Rappel : l’espoir repose sur quelque chose de rationnellement possible (genre : croire que Canadien refera les séries un moment donné), alors que l’espérance repose sur quelque chose de rationnellement impossible, à moins qu’un dieu s’en mêle (genre : croire que Canadien regagnera la Coupe un moment donné).

Maintenant, voici le moment venu de faire un lien avec le titre de mon texte. Oui, Marc Bergevin me fait penser un peu beaucoup au peintre québécois Marc Séguin. C’est qu’en plus d’avoir l’air aussi bête que lui, son produit, tout aussi alléchant, est également largement surévalué par le marché et la population; ce qui n’empêche pas cette dernière d’être prête à payer un prix de malade dans tête pour se le procurer.

En revanche, soyons honnête, contrairement à Séguin, Bergevin ressemble davantage à un faussaire sans scrupule. Peut-être trouverez-vous que j’exagère, mais je suis allé vérifier la définition du faux artistique et je vous dirais que mon hypothèse est pas mal bullseye.

En gros, un faux en art est une imitation d’une œuvre artistique originale (Canadien à son époque glorieuse, disons), mais qui n’est pas présentée comme une copie.

Ainsi, en se réclamant de la tradition du club comme il l’a fait encore lundi au tournoi de golf, mais en alignant une équipe de jambons depuis tant d’années, il semble évident que Bergevin soit devenu un faussaire. Son plan : faire croire qu’il a un vrai club de hockey entre les mains.

Puis, je vous dis ça, mais gardez ça pour vous. Cette semaine, en effectuant des recherches sur les internets, je suis tombé sur un bonhomme nommé Alain Lacoursière, un policier à la retraite devenu spécialiste des faussaires en art. Je l’ai contacté pour lui demander si Marc Bergevin pouvait éventuellement être arrêté pour trafic de faux. Il ne m’a pas répondu; peut-être est-il déjà sur le cas de Bergevin. On croise les doigts.

En terminant, un dernier élément distingue Bergevin de Séguin. Ce dernier est un excellent chasseur, du moins selon ce que j’ai pu voir dans un documentaire où on le voit tirer sans émotion du gun sur des oies. Contrairement à Bergevin qui revient toujours bredouille de la chasse aux joueurs autonomes, Séguin, lui, ne semble pas un faussaire de la chasse. Je dis ça de même, mais… à la fin de l’année, on remplace
Bergevin par Séguin?

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