Le Sportnographe

Place à la méritocratie

Place à la méritocratie

Certains penseurs de nos sociétés postmodernes essaient parfois de nous faire croire que nous vivons dans une méritocratie et que n’importe quel individu qui le mérite s’élèvera au sommet de pyramide sociale. Il n’y a rien de plus faux. La preuve? Justin Trudeau, pour n’en nommer qu’une.

Or, il y a une place où la méritocratie est à l’honneur, et cette place, c’est Canadien. En ce début de saison, les jeunes qui méritaient une place avec le grand club ont obtenu une place avec le grand club, mis à part Ryan Poehling, aux prises avec des problèmes dans la tête. Dès qu’il sera remis, il reprendra ses droits.

Il y a de quoi réjouir ceux qui comme nous espèrent depuis des années que Canadien laissera, les jeunes prendre leur envol. Derrière cette nouvelle approche se cache peut-être toutefois un constat d’échec. Cette équipe, qui n’est pas parvenue à mettre la main sur un joueur d’impact au courant de la saison morte, n’a d’autre choix que de laisser une place aux jeunes.

Marc Bergevin a déclaré au 98,5 FM qu’échanger trois Honda contre une Mercedes, ça n’arrive pas. On ne sait pas de quelles Honda il parlait puisque Canadien n’a qu’une Suzuki et quelques citrons.

Mais il nous semble qu’au contraire, le prix de revente d’une Honda étant plutôt intéressant, il serait possible de les annoncer sur Kijiji et d’utiliser l’argent pour acheter une voiture de luxe. L’analogie ne tient pas la route. C’est peut-être le conducteur, le problème.

Ça ne veut pas dire que l’équipe est vouée à l’échec. En effet, selon nos calculs qui tiennent compte de l’âge des joueurs, de leur moyenne à NHL 20 et du facteur humidex, Canadien devrait terminer premier dans l’Est cette saison. Vous l’aurez lu ici.

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