Le Sportnographe
03:30 24 janvier 2020 | mise à jour le: 23 janvier 2020 à 20:17 temps de lecture: 3 minutes

Canadien: être ou ne pas être?

Canadien: être ou ne pas être?

Il doit y avoir beaucoup de questions dans la tête de Canadien par les temps qui courent.

Faut-il jouer le tout pour le tout en espérant faire les séries ou mettre une croix sur cette saison en échangeant quelques joueurs contre des choix de troisième ronde?

Être ou ne pas être, donc, comme se demandait Shakespeare avant d’être échangé aux Knights de London. Voilà une citation à laquelle doit penser Bergevin la nuit avant de s’endormir. S’il réussit à s’endormir. Depuis qu’il a fait l’erreur d’embaucher une super-vedette comme Ilya Kovalchuk, ses plans de mettre la main sur Alexis Lafrenière au prochain repêchage sont compromis. Cauchemar.

Être ou ne pas être, donc, comme se demandait Shakespeare avant d’être échangé aux Knights de London.

Kovalchuk, qui est tellement confiant en lui-même qu’il en oublie de faire des passes à ses coéquipiers, mais qui semble insuffler un certain enthousiasme au sein des troupes, incluant le très chill Carey Price, ce qui n’est pas peu dire.

Les experts nous avaient pourtant juré que Kovalchuk était fini et qu’il aurait de la misère à suivre Nate Thompson lorsque celui-ci patine de reculons. Deux semaines plus tard, le voilà premier marqueur de l’équipe en 2020. Ça nous rappelle la belle époque où Alex Galchenyuk avait été bon pendant 10 matchs.

Avec le retour de Jonathan Drouin et, éventuellement, de Brendan Gallagher, on peut s’attendre à ce que Canadien continue sur cette lancée. Claude Julien a d’ailleurs déclaré que son équipe allait continuer tant qu’on ne lui dira pas que c’est terminé.

Le dilemme de Marc Bergevin

Selon un statisticien qui désire garder l’anonymat, la fin mathématique de Canadien pourrait arriver bien après sa fin symbolique, lorsque Bergevin échangera ses deux premiers trios la semaine prochaine.

En attendant, il faudra se rabattre sur le match des étoiles, un moment très difficile pour l’amateur de Canadien, qui voit à l’œuvre tous les bons joueurs que Marc Bergevin n’a pas réussi à obtenir faire des feintes que seul Max Domi est capable de faire, une fois par année, avant de lancer à côté du filet.

La bonne nouvelle, c’est que ça donne une idée de quoi aura l’air Canadien dans les prochaines années avec tous les jeunes qui poussent comme de l’eau de roche et qui seront bien sûr dignes d’un premier trio du match des étoiles dès la saison prochaine. Il y a de quoi rêver.

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