Le Sportnographe

Pour une rivalité Montréal-Montréal

Vous le savez (ou pas), nous militons depuis des années pour le retour des Maroons de Montréal. Ce rêve n’est pourtant jamais venu aussi près de se réaliser qu’avec l’ouverture de la «ligne» nationale à une expansion.

Déjà cinq candidatures auraient été reçues, soit celles de Québec, Las Vegas, Toronto (Markham) et deux fois Seattle. On s’entend que Montréal est un plus gros marché de hockey que ces quatre villes. Réunies. Une deuxième équipe à Montréal serait donc de mise.

À l’époque où ils évoluaient dans la «ligne» nationale, les Maroons représentaient les anglophones de la ville, tandis que Canadien représentait les francophones. Dans le monde du hockey post-moderne, au sein de nos sociétés individualistes, les équipes sont représentatives de pas grand-chose.

Les partisans s’identifient plutôt à des joueurs. Les Québécois par exemple, ont pour modèle chez Canadien un centre nain qui joue au-dessus de ses moyens. Ça explique bien des choses. Ça explique aussi que les amateurs prêtent allégeance à n’importe qui et qu’ils auraient sûrement de la place pour les Maroons dans leur coeur.

Le maire Denis Coderre, si prompt à imiter son collègue de Québec lorsque vient le temps de détruire des oeuvres d’art devrait aussi s’en inspirer pour se lancer dans l’aventure de l’expansion.

Parce tous s’entendront sur une chose, c’est qu’il n’y a rien de mieux qu’une rivalité Montréal-Québec, à part une rivalité Montréal-Montréal. Ou mieux encore: Montréal-Québec-Montréal. Les Maroons ont déjà deux Coupes Stanley à leur actif. Leurs chances seraient excellentes d’en remporter une troisième avant que Canadien ne mette la main sur sa vingt-cinquième.