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Intégration sur la marché du travail: faudrait-il réduire aussi le nombre des natifs?

Intégration sur la marché du travail: faudrait-il réduire aussi le nombre des natifs?

Études après études, on constate que les immigrants ont des difficultés d’intégration sur le marché du travail. L’indicateur le plus souvent utilisé est celui de la «surqualification»,  c’est-à-dire le fait d’occuper un emploi inférieur aux qualifications de la personne.

Or, le phénomène de la «surqualification» ne touche pas que les immigrants: il affecte aussi les jeunes natifs. Près d’un tiers serait ainsi touché.

Faut-il conclure qu’il faudrait réduire le nombre de jeunes natifs afin de mieux les intégrer? Évidemment, il s’agirait d’une conclusion absurde. Tout aussi absurde que celle concernant les immigrants et les immigrantes.

Dans le cas des immigrants, on connaît maintenant les causes principales du phénomène, notamment la non reconnaissance des diplômes et de l’expérience antérieure ainsi que la discrimination. Pour les jeunes natifs, le phénomène est moins bien cerné.

Dans tous les cas, les politiques d’intégration sur le marché du travail, autant chez les groupes d’immigrants que chez les populations natives, devraient s’attaquer au phénomène de la surqualification.

Commentaires 1

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  • Pierre Lebrun

    Est-ce que le problème de la prétendue surqualification n’est pas malheureusement pas le vrai problème que ce qui réduit le potentiel d’intégration est un manque de compréhension linguistique et sociétale. On sait lire sans comprendre, on comprend les mots sans saisir l’environnement social, économique. On possède une expertise qu’on a de la difficulté a transposer dans un environnement dont on ne comprend pas les règles. Alors peut-on dire qu’il faut s’occuper de la langue oui mais surtout de la compréhension du contenu et de l’environnement sociétal. Montréal est souvent plus facile p.c.q. plus divers et donc offrant plus de points d’encrage que la province autant pour un jeune diplômé que pour un immigrant.