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Jeux vidéo: les studios québécois débarquent à la GDC

Jeux vidéo: les studios québécois débarquent à la GDC
Photo: collaboration spéciale


La Game Developers Conference (GDC) se déroule cette semaine à San Francisco.

Plusieurs dizaines de studios de jeux vidéo québécois sont présents cette semaine au GDC de San Francisco, le plus grand salon spécialisé sur le jeu réservé uniquement aux professionnels de l’industrie. L’occasion pour certains de dévoiler leurs futurs titres, de dénicher de nouveaux talents ou d’amasser des contrats pour les prochains mois. Rencontre avec trois studios d’ici.

Bouton-vert_01 Frima Studio
Frima Studio est le plus grand studio de jeux vidéo de propriété canadienne. «En réalité, on fait aussi de l’animation et des effets spéciaux; on se décrit donc plutôt comme un studio de divertissement sur plusieurs plateformes», précise Steve Couture, président et chef de la direction de Frima.

Plus d’une vingtaine d’employés représenteront la compagnie au GDC cette semaine. Pour ce studio de Québec, il s’agit d’un rendez-vous annuel particulièrement chargé. «Nous avons une centaine de rencontres à l’horaire», explique le président.

Outre les habituelles rencontres pour le développement des affaires et les conférences visant à prendre le pouls de l’industrie, Frima Studio présente cette année Chariot, un nouveau jeu coopératif conçu pour la Xbox One, la PS4 et la Wii U.

«C’est un jeu 100% québécois dont on est vraiment fiers», lance Steve Couture. Dans Chariot, les joueurs sont assis un à côté de l’autre devant l’écran et doivent s’entraider pour explorer des cavernes et amasser le plus gros butin possible. Le jeu pourrait être lancé dès l’automne.

La compagnie devrait aussi tenter de trouver des partenaires pour étendre la visibilité en Asie de son populaire jeu Nun Attack, qui compte déjà sept millions de joueurs.

Bouton-vert_02Hololabs
À mi-chemin entre le jeu vidéo et le scrapbooking, Papercade, du studio montréalais Hololabs, n’est clairement pas un jeu comme les autres.

Dans ce jeu mobile (iOS et Android) financé par le volet expérimental du Fonds des médias du Canada, le joueur est aussi un créateur qui conçoit des histoires et des jeux particulièrement jolis rappelant des collages et des bricolages à la main.

«Papercade est très facile à utiliser; même ma mère pourrait s’en servir! Le jeu permet de créer des histoires vraiment personnelles, en important par exemple les photos de ses amis Facebook pour créer des personnages», explique Astrid Rosemarin, responsable du développement des affaires et de la communauté chez Hololabs.

Le jeu est une idée des deux cofondateurs d’Hololabs, Paul Warne et Mike Wozniewski. «Paul dit souvent qu’il préfère créer des jeux que d’y jouer, et Mike a de l’expérience dans la création d’outils pour les artistes; c’était donc un projet parfait pour eux», lance Astrid Rosemarin.

Hololabs, qui ne compte que cinq employés dans ses bureaux du Mile-End à Mont­réal, espère profiter du GDC pour mousser le lancement de Papercade, qui devrait avoir lieu cet été.

Bouton-vert_03Miralupa
Miralupa a lancé son jeu de réalité augmentée Chromian Wars 10 mois seulement après la fondation de la compagnie, au début de 2011. Depuis, l’entreprise de huit employés met à profit les technologies et l’expertise qu’elle a acquises pour la création de ce jeu iOS.

«Récemment, on a par exemple participé à l’élaboration d’une application de réalité augmentée avec le musée Grévin», illustre Serge Landry, un des trois cofondateurs de Miralupa. «Nous travaillons même à un projet de film en réalité augmentée», ajoute-t-il, visiblement emballé par cette nouvelle aventure.

Même si Chromian Wars est sur le marché depuis un certain temps déjà, l’entreprise continue de travailler au développement de son premier jeu. Miralupa espère lancer éventuellement un mode multijoueur local, «une première pour un jeu de réalité augmentée», précise Serge Landy.

Cette fois encore, la technologie employée pour le volet multijoueur de Chromian Wars pourra être utilisée afin de créer d’autres partenariats, ou même de permettre à d’autres compagnies de créer des jeux de réalité augmentée.

«Et le meilleur endroit pour rencontrer des partenaires, c’est au GDC, croit Serge Landry. Même si on travaille dans un monde numérique, c’est important de rencontrer en personne les gens qui prennent les décisions si on veut réussir.»