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425°F: table de banlieue

425°F: table de banlieue
Photo: Métro

Les actionnaires du nouveau 425°F, dont le premier établissement a récemment été inauguré à Sainte-Thérèse, ont de grandes ambitions. «On veut ouvrir quelques restaurants, tous dans la couronne de Montréal», annonce Stéphane Riopel, un des copropriétaires, en entrevue.

Le concept mise d’abord et avant tout sur un décor spectaculaire et sur le menu raffiné, mais accessible du chef Frédéric Dufort. Une denrée rare – mais de moins en moins, il faut bien l’admettre – en banlieue.

Surtout, on mise sur des vastes espaces, dotés d’un grand stationnement. «Ça fait partie de nos critères quand on cherche un local», souligne M. Riopel. L’établissement de Sainte-Thérèse, sur la rive nord, situé dans une ancienne Cage aux Sports, fait ainsi pas moins de 10 000 pi2 et peut accueillir jusqu’à 400 personnes. 

De telles dimensions étaient nécessaires pour explorer le concept jusqu’au bout. Jouxtant la salle à manger, un comptoir, nommé le Garde-Manger, permet de s’approvisionner en produits à emporter préparés en cuisine, des baguettes de pain au canard confit, en passant par les sauces, les viandes vieillies et le vin en importation privée.

Menu convivial
Le chef Frédéric Dufort, qui œuvre aussi aux fourneaux de Chez Lionel, à Boucherville, a élaboré un menu qui fait la part belle aux fruits de mer et au canard sous toutes ses formes. Parmi les plats phares créés par l’ancien concurrent de l’émission Les Chefs! (oui, c’est pour cette raison que vous avez l’impression de l’avoir déjà croisé quelque part), notons les cavatelli à la bisque de crustacé judicieusement rehaussée de salicorne, le surprenant risotto à la courge musquée et au cari rouge et la pieuvre grillée servie sur pois chiches frits.

Entre restaurant et bar à vin, le 425°F se distingue aussi avec ses vins, dont une sélection de vins d’importation privée. Le designer Zébulon Perron n’a donc pas hésité à imaginer un imposant cellier architectural sur deux étages pour les mettre en valeur. Inspiré de la bibliothèque de Maastricht, il peut contenir jusqu’à 2000 bouteilles.

Chose certaine, l’endroit semble bien répondre à un besoin dans la couronne nord. Avant Noël, il était quasiment impossible d’y obtenir une table le vendredi et le samedi soir sans réserver au préalable.Un second 425°F pourrait donc bien voir le jour plus tôt que tard sur la rive sud, indique Stéphane Riopel. À suivre!

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