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L’importation privée de vin démystifiée

L’importation privée de vin démystifiée
Photo by: collaboration spéciale

L’importation privée de vin est de plus en plus populaire au Québec et n’est plus réservée qu’aux restaurateurs ou aux gens fortunés.

Afin de démystifier la pratique, Métro s’est entretenu avec la sommelière Véronique Rivest, porte-parole du Salon des Vins d’Importation Privée, qui se tiendra au Marché Bonsecours du 2 au 4 novembre.

L’importation privée, comment ça fonctionne pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde?
La caractéristique principale, c’est que ça ne transite pas par le réseau des succursales de la SAQ, donc ce n’est pas des produits que l’on trouve en magasin. Il faut contacter l’agent qui représente ce produit-là, par téléphone, en personne ou par le site internet. C’est ce qui ressemble le plus à un marché libre. Les agents sont comme les magasins; ce sont les importateurs, ceux qui vont se promener dans les vignobles à travers le monde pour chercher des vins à importer ici.

Comment choisir une agence?
On peut consulter voir les sites des différents agents pour voir à quoi ressemble leur porte-folio et voir si on reconnaît des producteurs qu’on aime. Quand on a des vins qu’on aime, on peut se renseigner pour savoir qui est l’agent qui les représente au Québec. Sinon, c’est là qu’un salon comme le Salon des Vins d’Importation Privée à un rôle à jouer puisque ça donne l’occasion aux consommateurs d’aller voir des dizaines d’agents différents, de goûter aux vins et de se faire une idée.

Est-ce accessible à toutes les bourses, l’importation privée?
Complètement. Longtemps on a pensé que c’était destiné seulement aux restaurateurs, mais c’est devenu quelque chose d’ouvert à tout le monde. C’est devenu plus connu ces dernières années parce que de plus en plus de gens s’intéressent au vin, veulent découvrir des choses un peu moins connues. Comme à la SAQ, il y a des vins à 15$, et il y en a à 50$ ou à 300$. Ce n’est pas que des vins chers.

Je ne dirais pas qu’il faut avoir de l’argent, mais il faut être «trippeux de vins». Ça s’adresse à un public plus connaisseur qui va faire l’effort de se renseigner.

Y a-t-il une tendance forte dans l’importation privée?
Ce qu’on retrouve dans l’importation privée et que l’on ne retrouve pas du tout dans les SAQ, ce sont les vins nature. Le vin nature est définitivement une tendance bien établie à Montréal et dans les gros marchés. Ce sont des produits qui doivent être conservés frais, donc la SAQ ne met pas en marché de vin nature.

Il y a aussi un intérêt pour les petits producteurs, qui travaillent souvent en bio ou qui font des vins nature. Je dirais que l’importation privée, c’est peut-être par là que les tendances vont s’afficher. Quelque chose qui va marcher va peut-être par la suite entrer dans le réseau des SAQ. Les agents agissent un peu comme des défricheurs.

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Des nouveautés au Salon
Pour sa 6e édition, le Salon des Vins d’Importation Privée s’ouvre encore plus au public. Cette année, les consommateurs pourront acheter, sur place, du vin à l’unité plutôt qu’à la caisse. Leurs achats seront livrés directement à leur domicile.

Le Salon des Vins d’Importation Privée regroupera 80 vignerons, offrant près de 1000 produits en dégustation.

Marché Bonsecours
Du 2 au 4 novembre
Info: raspipav.com

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Trois agences d’I.P.

  • Agence Benedictus: Benoit Lecavalier
 (généraliste, belle sélection de produits)

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