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Et si vous partagiez votre poste?

Et si vous partagiez votre poste?
Photo: Getty ImagesGroup of businesspeople having business meeting in office, overhead view

Le phénomène du partage d’emploi (job sharing) est une solution qui donne de la flexibilité aux employés qui souhaitent consacrer plus de temps à leur famille. Comment ça marche? Tour d’horizon.

Préparation pour la retraite, maladie, famille… Bien des gens souhaiteraient parfois travailler un peu moins et profiter d’une plus grande flexibilité. Et si vous et un collègue partagiez un même poste? Voilà une tendance qui se dessine de plus en plus dans le paysage de l’emploi au Québec.

Un emploi, deux têtes
Quand on pense au partage d’emploi, on imagine tout de suite un poste scindé en deux. Il s’agit d’une possibilité, mais on peut aussi partager plusieurs postes entre deux ou plusieurs personnes.

Le partage d’emploi peut ainsi se faire de deux façons. On peut prendre un poste et confier les tâches A, B, C à Louise et D, E, F à Luc (aussi appelé le job pairing). Par ailleurs, Louise et Luc peuvent collaborer pour effectuer les mêmes tâches (job splitting). Ce sont les objectifs de l’entreprise qui dictent la meilleure approche à adopter. Par exemple, si on veut assurer un service à la clientèle continu, le job splitting peut se révéler la solution idéale.

Si on ne fait qu’un avec son collègue, comme dans le dernier exemple, cela signifie que l’évaluation portera sur les résultats de l’équipe, et non des individus. Le salaire varie bien évidemment selon le pourcentage de temps alloué au partage de poste. Si les tâches sont divisées à parts égales entre les deux employés, le salaire de chacun sera donc 50 % moins élevé que celui attribué au poste intégral. Les avantages sociaux demeurent généralement inchangés.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas un aménagement du travail qui est uniquement adapté à des postes techniques ou aux employés ayant le plus d’ancienneté. Le partage d’emploi pourrait très bien convenir à de nouveaux employés ou à des postes de direction, par exemple pour former le remplaçant à l’approche d’une retraite et maintenir tout le savoir-faire dans l’entreprise.

La communication: 
la clé de la réussite
Qu’arrive-t-il si on ne s’entend pas avec son «siamois»? Si certains croient qu’il s’agit d’une question de personnalité, celle-ci n’est peut-être pas aussi importante que la communication comme telle. Il est ainsi primordial de ne pas improviser un partage d’emploi et d’établir un bon processus dès le départ. On doit notamment aviser les autres collègues et les clients des horaires de chaque personne, s’assurer que l’information soit transmise de ’une à l’autre, savoir qui a effectué les suivis, etc.

La recherche d’équité joue aussi un rôle majeur dans la réussite d’une telle stratégie. Les employeurs doivent réfléchir à une répartition équitable des tâches pour éviter qu’une personne ne se retrouve avec les tâches ingrates et stressantes, et l’autre, uniquement avec celles qui sont stimulantes et rapides à accomplir.

Les entreprises ont tout avantage à intégrer cette nouvelle approche dans leur stratégie, notamment parce qu’elle permet la rétention d’employés et parce qu’on détient ainsi un double savoir pour une même compétence.

En voyant toutes les mesures qui sont mises en place pour concilier travail et famille, on peut penser que cette nouvelle organisation du travail gagnera en popularité dans un avenir rapproché.

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