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De futurs enseignants mieux préparés

De futurs enseignants mieux préparés
Photo: Getty Images

Étudiant du secondaire, vous êtes déjà intéressé par l’enseignement? L’occasion d’explorer ce domaine dès le cégep – et de faciliter votre entrée à l’université – vous sera offerte dès l’automne prochain.

Le Collège de Bois-de-Boulogne (BdeB) cherchait à «professionnaliser» ses profils de formations préuniversitaires en sciences humaines, alors que l’Université de Montréal (UdeM) souhaitait accueillir dans ses neuf baccalauréats en enseignement des étudiants «mieux outillés pour réussir». Ils ont donc décidé de cocréer le tout premier parcours sciences 
humaines-baccalauréat en 
enseignement au Québec.

«C’est une entente lourde de sens, et lourde de conséquences pour les étudiants, car elle leur donne beaucoup d’avantages en matière de contenu et de qualité des cours qu’ils vont recevoir, affirme André Ménard, enseignant en géographie et coordonnateur du programme Sciences humaines de BdeB. Il y a un travail de concertation énorme derrière ça.»

Des spécialistes collégiaux et universitaires se sont en effet réunis pour développer le cursus du profil Éducation, à partir à la fois des lacunes constatées chez les étudiants entreprenant les baccalauréats en enseignement et des expertises particulières des professeurs de BdeB. Le tout en évitant les redondances et en respectant les limites des devis ministériels de chaque programme.
Les cours spécifiques porteront entre autres sur la littérature jeunesse, l’histoire de l’éducation au Québec, la psychologie de l’enfant et la sociologie de l’éducation. «Chacun sera créé par des groupes de travail conjoints afin de s’assurer que ce soit vraiment un continuum entre les deux milieux de formation», souligne Josianne Robert, vice-doyenne aux études de premier cycle de la Faculté des sciences de 
l’éducation de l’UdeM.

Deux stages d’observation se dérouleront aussi dans des écoles voisines du collège. Ce sera entre autres l’occasion pour les étudiants de s’initier au fonctionnement du portfolio numérique, qu’ils devront ensuite garnir jusqu’à la fin de leur parcours scolaire. Quant au futur cours «L’ABC des mathématiques», il permettra aux étudiants d’être exemptés de son pendant universitaire obligatoire.

Admission automatique
Selon le baccalauréat choisi, les cégépiens pourront également  substituer jusqu’à trois cours à l’UdeM. «Ce sera principalement possible pour les programmes de préscolaire et de primaire, note Mme Robert. Pour ceux d’enseignement au secondaire et d’éducation physique, il y a de petites nuances.»

Dans tous les cas, le dossier des finissants sera transmis automatiquement à l’UdeM, leur faisant économiser temps et argent. «Dès qu’ils sont admis au collège, ils sont admis à l’université en enseignement, à condition qu’ils obtiennent leur diplôme et la cote R nécessaire, qui sera la même que pour tous les autres étudiants», résume M. Ménard. Cette dernière «se maintient autour de 23 ou 
24 depuis au moins 5 ans», précise la vice-doyenne.

«Un étudiant qui ne se prédestine pas à un programme en enseignement, mais qui s’intéresse aux questions d’éducation pourrait aussi choisir ce cheminement, poursuit-elle. Il en sortira avec une connaissance plus approfondie qu’il pourra appliquer à son domaine. Et si cela peut susciter davantage d’intérêt pour l’éducation au Québec, nous en avons grandement besoin.»