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Gérer l’échec comme un scientifique

Gérer l’échec comme un scientifique
Photo: Archives MétroDoctor and touch screen

On a beau se débattre comme un diable dans l’eau bénite pour réussir, on doit finir par l’accepter un jour : l’échec fait partie de l’expérience humaine.

Or, à ce chapitre, on aurait sans doute beaucoup à apprendre des scientifiques, qui savent gérer l’échec admirablement bien. Voici pourquoi.

Si certains considèrent les défaites comme des expériences difficiles à gérer et des tsunamis qui dévastent leur vie, d’autres sont incapables de s’avouer vaincus. D’autres encore rejettent la faute sur autrui pendant que certains n’osent tout simplement pas se lancer, de peur d’échouer.

Selon des chercheurs américains, il existe 11 «personnalités» qui ont du mal, à divers degrés, à faire face à l’échec. Ces personnalités représenteraient 70 % de la population américaine. Pourtant, le dicton ne dit-il pas que l’erreur est humaine?

Selon un billet de blogue de l’entrepreneur américain James Clear, même si chacun d’entre nous gère l’échec à sa manière, nous aurions beaucoup à apprendre des scientifiques pour être capables d’affronter ce genre d’embûche qu’on retrouve sur le chemin de la vie.

Toute expérience est pertinente
Les scientifiques sont les spécialistes des essais-erreurs lorsqu’ils s’enferment dans leur laboratoire pour tenter toutes sortes d’expériences. Le résultat peut être positif comme négatif, mais quel qu’il soit, ils le considèrent comme une donnée qui peut ultimement mener à une solution. Pour eux, se tromper est aussi utile que d’y voir juste, puisqu’au bout du compte, ils apprennent quelque chose.

Ainsi, au lieu de penser que l’échec est représentatif de ce que nous sommes dans la société, considérons-le comme une donnée qui permet d’arriver au succès. Une défaite devrait ainsi être l’occasion d’apprendre et de mieux cerner la façon d’atteindre la réussite. D’ailleurs, ne dit-on pas que toute expérience, qu’elle soit bonne ou mauvaise, est bonne à prendre?

Persévérer
Lorsqu’un scientifique est confronté à une erreur, il ne se dit pas qu’il est incompétent et qu’il devrait tout abandonner. Au contraire, il réfléchit à son échec et travaille de nouveau sur son expérience pour parvenir à une solution.

Face à l’échec, ne baissons pas les bras et ne perdons pas confiance en nous. Ce n’est pas parce que nous avons perdu notre emploi ou échoué à une entrevue que nous devons envisager un changement d’orientation ou de carrière (ou pire, que nous ne sommes bons à rien!). Cette mauvaise expérience devrait être l’occasion de tirer un enseignement de nos faiblesses, de nous endurcir et de nous remettre en question afin d’avancer vers la réussite. L’échec est un fait qui permet de prendre du recul et d’accepter d’autres points de vue pour changer notre façon de percevoir le chemin de la réussite.

Quand un scientifique se lance dans une nouvelle expérience, il sait d’avance qu’il ne parviendra pas à une formule parfaite du premier coup. Il lui faudra s’y prendre à plusieurs reprises, et probablement affronter de nombreuses déceptions, avant de trouver la solution. Ainsi préparé, il n’est donc pas surpris d’essuyer un revers.

Au même titre que la réussite, l’échec fait partie de l’expérience, qu’elle soit scientifique, personnelle ou professionnelle. Être conscient de l’échec permet d’éviter les surprises lorsqu’une tuile nous tombe dessus. Accepter l’échec comme tel, c’est éviter de perdre l’estime de soi et c’est se préparer à rebondir.

Enfin, on a tendance à l’oublier, mais une personne qui a réussi a également connu des déboires avant de briller. Qu’y a-t-il de plus grisant que de se souvenir de ses échecs lorsqu’on a réussi? Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, alors redressons-nous et affrontons l’échec comme des scientifiques!