Vivre

Pourquoi sommes-nous heureux quand une personne échoue?

Pourquoi sommes-nous heureux quand une personne échoue?
Photo: © Christopher Futcher/Istock.com

En Allemand, il existe un mot pour définir la joie de voir échouer quelqu’un: «schadenfreude». D’après une récente étude, cette émotion découlerait d’une déshumanisation du rival. 

«Schadenfreude», c’est le plaisir particulier que les gens tirent du malheur des autres, comme celui de voir la carrière d’une célébrité s’écrouler, un criminel particulièrement nocif se faire emprisonner ou la défaite d’une équipe sportive rivale. 

Pour cette étude, une équipe de psychologues de l’Université Emory à Atlanta aux Etats-Unis est partie du constat qu’il n’existait pas de définition à proprement parler du terme «schadenfreude» et a donc cherché à le comprendre, à l’expliquer et à l’étudier au mieux.

Pour certaines personnes, derrière cette émotion complexe se cache une recherche de justice, pour savoir si la personne qui a échoué méritait son malheur. Pour d’autres, il s’agit simplement d’un acte de comparaison sociale (les membres d’un groupe tirant sa joie de la souffrance de ceux qui ne font pas partie du groupe). D’autres encore estiment qu’il s’agit du fait d’envier quelqu’un ce qui nous pousse à vouloir son malheur.

Le groupe de chercheurs a donc cherché à réunir toutes ces définitions sous un seul concept. Après analyse de diverses études prouvant que Schadenfreude était une émotion intégrée à nos comportements depuis notre petite enfance, les chercheurs ont estimé que ce qui était commun à toutes les réactions était la déshumanisation, le fait de considérer une personne comme étant moins humain que soi.

Cette déshumanisation d’une autre personne ou d’un autre groupe permet de ressentir de la joie face à l’échec de cette même personne ou de ce même groupe.

L’étude suggère également que plus une personne éprouve de l’empathie envers une autre, moins elle est susceptible de ressentir l’émotion «schadenfreude» lorsque cette personne souffre. 

Cette étude a été publiée dans The Conversation.

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *