Santé
11:42 5 février 2021 | mise à jour le: 5 février 2021 à 17:13 temps de lecture: 3 minutes

Une recherche québécoise sur la sécurité des vaccins contre la COVID-19

Une recherche québécoise sur la sécurité des vaccins contre la COVID-19
Photo: Archives/Métro MédiaPrès de 15000 patients ont déjà été sondés.

Une équipe de chercheurs québécois mène une étude pour déceler les effets secondaires des vaccins contre la COVID-19 administrés au Québec.

Son objectif est d’observer 50 000 patients afin de s’assurer que les vaccins actuellement administrés sont sécuritaires et de dresser la liste des effets secondaires fréquents. Elle ne vise pas à déterminer l’efficacité des vaccins.

Cette étude dirigée par le Dr Louis Valiquette, microbiologiste et infectiologue à l’Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie – CHUS et chercheur au Centre de recherche du CHUS (CRCHUS), a débuté mi-janvier.

Près de 15 000 répondants y ont déjà participé en témoignant de leurs symptômes – ou non – via la plateforme Clic Santé, 8 jours avant et 8 jours après avoir reçu le vaccin.

«C’est très préliminaire mais le vaccin a l’air sécuritaire, on n’a pas reçu de gros signal d’alarme, mais on n’est qu’au début de l’étude», a déclaré le Dr Louis Valiquette en mêlée de presse, ce matin.

L’expert a expliqué que les essais cliniques effectués en amont de la mise en marché des vaccins ne permettent pas toujours de détecter leurs effets secondaires, notamment parce qu’ils ne sont pas forcément menés sur des groupes représentatifs de toute la population.

«Les essais cliniques sont un contexte artificiel où la population n’est pas aussi bien représentée donc cette recherche complémentaire, qu’on appelle aussi «phase de surveillance» est toujours suggérée», a-t-il dit.

Jusqu’à présent, le taux de personnes vaccinées ayant accepté de répondre à cette étude est d’environ 75%, ce qui laisse penser que les objectifs de sonder 50 000 patients seront vite atteints et même dépassés.

Les résultats observés seront communiqués au fur et à mesure.

«Je pense que cette étude va aussi rassurer les gens réticents à se faire vacciner, car plusieurs mythes persistent quant aux effets secondaires du vaccin étant donné qu’il est nouveau. Il n’y a rien de mieux que des données fondées sur l’ensemble de la population pour se rassurer.» – Dr Louis Valiquette, microbiologiste et infectiologue à l’Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie – CHUS et chercheur au Centre de recherche du CHUS (CRCHUS)

Ce projet de recherche est financé par l’Agence de la Santé publique du Canada. Il est subventionné pour au moins un an mais pourrait être prolongé, selon le nombre de vaccins qui vont être administrés au pays et la vitesse de leur diffusion.

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