Mobilité

Lexus HS250h, la moins hybride des hybrides

Comme la Toyota Prius, la nouvelle Lexus HS250h est exclusivement hybride. Mais là où l’étoile verte de Toyota brille par son style distinctif et ses technologies d’avant-garde, la Lexus HS fait tout le contraire : style conventionnel, con­duite classique, grand luxe intérieur propre à la marque. Bref, il s’agit là sans doute de l’hybride… la moins hybride du marché.

En effet, pas de gizmos du futur pour la HS250h. Les panneaux solaires, le stationnement automatisé et l’affichage élaboré, ça demeure l’apanage de la Prius. De plus, la berline de Lexus mise sur le grand confort. Les sièges de cuir sont hyper-confortables et la planche de bord en angle vient envelopper les occupants de belle façon. La cabine est spacieuse, les matériaux sont haut de gamme et l’insonorisation est telle que l’on se sent à bord d’un cocon, coupé du reste du monde.

Seul sacrifice «hybride» à assumer : le coffre ne dispose que de 343 litres (nez à nez avec la Toyota Corolla) et, présence de batteries oblige, la banquette ne se rabat pas. La conduite est également tout ce qu’il y a de plus traditionnel – trop, même. On ne sent jamais la transition entre le moteur à essence et le moteur électrique. C’est tout juste si un petit affichage nous indique quel moteur fait quoi, avec, pour conséquence, qu’on oublie vite que l’on conduit un véhicule hybride. Même qu’à un certain moment, on oublie que l’on conduit tout court…

En effet, la direction électrique a bien peu d’âme, le freinage est spongieux et on dirait que la suspension a avalé un smoothie. À ce sujet, un conseil : privilégiez la version Premium Sport, qui propose une suspension plus ferme et nettement plus communicatrice (vous aurez alors droit en prime aux sièges chauffants). Notez que la HS est assemblée non pas sur la plateforme de la Prius, mais sur celle qui accueille la berline européenne Toyota Avensis.

Sous le capot, on trouve évidemment deux motorisations : celle électrique, de même que le tout premier moteur quatre cylindres à équiper une Lexus (le 2,4 li­tres de la Camry).

La puissance cumulée de 187 chevaux, livrée par une boîte à variation continue (CVT), paraît modeste, mais dans les faits, elle est linéaire et laisse supposer qu’elle est nettement supérieure.

Certes, on pourrait critiquer le fait que la transmission CVT n’offre pas le passage manuel des vitesses. Mais reprenons alors ce qui a été dit plus haut : à bord de la HS250h, on oublie que l’on conduit. À quoi servirait donc un mode manuel, voire des palettes au volant? À rien.

Si la Prius requiert une lecture intensive du manuel du propriétaire avant d’en faire bon usage, la HS250h se laisse au contraire piloter comme n’importe quelle autre voiture. On embarque, on s’y sent chez soi et ça roule, merci bonsoir.

D’ailleurs, m’est avis que si les conducteurs de Prius cherchent constamment à battre la cote combinée promise de 3,8 L/100 km, ceux qui se glissent au volant de la HS250h n’en auront rien à faire, de battre les 5,7 L/100 km annoncés pour leur Lexus. Per­sonnellement, je ne me suis jamais autant peu souciée de ma consommation de carburant lors de l’essai d’une hybride. Et d’ailleurs, pourquoi s’en faire quand, de toute façon, la HS250h est moitié moins gloutonne que les autres berlines traditionnelles de même catégorie?

Mine de rien, avec sa HS250h, Lexus peut maintenant se vanter d’offrir une version hybride dans tous ses segments. La HS, qui vient s’insérer entre la petite IS et l’intermédiaire ES, demande moins de 40 000 $ en prix de départ, ce qui lui permet de se positionner en entrée de gamme de luxe, sans pour autant exiger de compromis côté équipement. Le revêtement de cuir et le toit ouvrant sont de série, de même que la climatisation bi-zone, le démarrage sans clé et la radio satellite.

Reste qu’en misant sur le conventionnel et sur un style élégant, mais combien passe-partout, la nouvelle hybride de Lexus se destine à une clientèle sobre. Elle tiendra sans doute à distance ceux qui recherchent plus de sensations sur le plan de la conduite ou encore des technologies uniques. Autrement dit… la Lexus HS250h n’a pas été créée pour les journalistes automobiles!

La Lexus HS250h est le seul véhicule de luxe exclusivement hybride au monde. Il s’ajoute à trois autres modèles hybrides chez Lexus (GS, LS et RX) et trois autres chez Toyota (Prius, Camry et Highlander).Voilà qui fait du constructeur nippon celui qui propose actuellement le plus grand nombre de modèles hybrides sur le marché.

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