À table

Random Hack of Kindness: des pirates pour l’humanité

Random Hack of Kindness (RHOK) allie nouvelles technologies et développement international. Montréal est une des 34 villes du monde où l’événement a été tenu la fin de semaine dernière. Le concept de RHOK est simple : rassembler des professionnels des nouvelles technologies dans le même espace durant une fin de semaine, les diviser en équipe et les mettre au service de chercheurs universitaires et d’ONG comme Médecins Sans Frontières.

L’événement a notamment permis de concevoir des systèmes qui pourraient bientôt assurer la sécurité des ONG en Haïti et aider les linguistes à décortiquer des langues rares. Le terme «pirates» est ici utilisé au sens très large par RHOK, un organisme fondé en 2009 et qui tient depuis deux événements du genre par année dans une trentaine de pays dans le monde.

Outre des informaticiens, plusieurs types d’experts étaient présents pour cette première édition de RHOK à Montréal : des designers, des mathématiciens, des professionnels du marketing, des linguistes, etc. «C’est important d’avoir de tout dans une équipe», explique Liesl Barrell, une superviseure de comptes dans une boîte de marketing interactif, qui a notamment assumé le rôle de gestionnaire de projet dans l’équipe qui a développé Pineapple Express, un service pour améliorer les conditions des producteurs d’ananas sri-lankais.

Dose concentrée de bénévolat
Pour plusieurs de ces «pirates», il s’agissait d’une chance en or de faire du travail humanitaire dans sa ville en utilisant ses compétences. Si RHOK est en général une dose de bénévolat des plus concentrées (certains participants ont programmé jusque tard dans la nuit), l’expérience pourrait toutefois se poursuivre pour plusieurs. «Notre équipe reste en contact. Nous voulons poursuivre, au cours des prochains mois, le travail amorcé cette fin de semaine», explique Sébastien de Grandpré, un développeur qui a aidé à concevoir un système permettant de tenir les ONG en Haïti informées des événements dangereux qui surviennent au pays, et qui pourrait être implanté par Médecins Sans Frontières dès le mois de mars prochain.

Même si tous ressortent gagnants de l’expérience, deux équipes ont remporté les honneurs décernés par un jury composé notamment d’un chercheur de l’UNESCO et d’entrepreneurs montréalais. L’une d’elles a développé un site web pour conscientiser le Canada aux problèmes d’eau potable des nations autochtones, et l’autre a créé une application Android et un algorithme pour compter les colonies bactériennes sur une boîte de Pétri (un véritable tour de force technique pour un travail d’une fin de semaine, rendu possible entre autres par la présence de trois mathématiciens dans l’équipe).

Les pirates qui ont raté l’événement de la fin de semaine dernière pourront se reprendre en juin 2012, alors qu’aura lieu la seconde édition montréalaise de RHOK.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version