Devrais-je acheter mes livres en format numérique (livrel) ou papier? Cette question me déchire.
Les avantages du livre électronique m’attirent: achat instantané, prix plus abordable, légèreté, possibilité de transporter des ouvrages de référence avec soi en permanence, etc. Quand j’achète un livre, ce n’est toutefois pas seulement pour les mots qu’il contient. C’est aussi pour l’objet en tant que tel.
J’aime lire sur du papier et j’aime prêter un bouquin après l’avoir terminé. Par-dessus tout – il ne faut surtout pas le dire, cela nuirait à mon image de jeune rebelle –, j’ai toujours eu envie de posséder un jour un boudoir, une petite pièce meublée d’un sofa viril et recouverte des livres et des disques que j’aurai accumulés au fil des ans. Avec l’arrivée du numérique, mon boudoir pourrait être bien moins garni que prévu.
L’industrie du livre pourrait régler mon dilemme en offrant gratuitement un coupon de téléchargement dans ses livres, exactement comme les coupons qu’on retrouve dans les disques vinyles. Pour ceux qui ne mettent plus les pieds chez les disquaires depuis qu’ils ont acheté leur premier iPod, il faut mentionner que les vinyles connaissent une nouvelle popularité auprès des mélomanes. À l’achat d’un disque vinyle, un petit coupon dans la pochette permet de télécharger gratuitement l’album en format MP3. Souvent, lorsque l’achat se fait directement sur le site web de l’étiquette de disque ou de l’artiste, le téléchargement est même offert instantanément, bien avant l’arrivée du colis par la poste.
Tout le monde est heureux: les amateurs le sont puisqu’ils peuvent posséder l’objet tout en profitant des avantages du format numérique lorsqu’ils ne sont pas à la maison, et les étiquettes le sont puisqu’elles peuvent comptabiliser une vente d’album à 17,99$ plutôt qu’à 9,99$.
À quand le même service pour les livres?