Techno

Journée de la femme: Quand geek s'accorde au féminin

Pour souligner la Journée
internationale des femmes, nous sommes allés fouiner du côté des
geekettes. Voici quelques portraits de filles pour qui la technologie,
c’est beaucoup plus qu’un ordinateur rose.

L’incontournable
Le nom de Gina Desjardins (@ginades)
vient spontanément lorsqu’on prononce le mot «geekette». Ce n’est
sûrement pas étranger au fait que ce soit précisément le nom d’un des blogues
où elle publie régulièrement des nouvelles techno. Gameuse, c’est son
amour des jeux vidéo qui l’a poussé vers le journalisme spécialisé. La «geekette en goguette» s’est taillé une place de choix dans les médias et sur le web car
elle utilise son expertise pour rendre la technologie accessible au
grand public. Antithèse du stéréotype du nerd de fond de sous-sol, Gina
fait rimer gadget avec coquette.

La sociable
Nellie Brière (@ladaetmoi et @liladitca_)
est une gestionnaire de communauté passionnée. Le iPhone greffé à la
paume de sa main, elle partage beaucoup, souvent, sous de multiples
identités et sur plusieurs plateformes. Après un passage remarqué à ARTV
où elle a développé la stratégie de médias sociaux de la chaîne, elle
est désormais déléguée aux réseaux sociaux de Radio-Canada. Nellie a
notamment propulsé le twivage au rang de phénomène populaire et a co-fondé Yulcontenu
en 2010, «un lieu de partage et de ressources pour les gestionnaires
de communauté». De sa profession plutôt féminine, elle dit: «J’ai
l’impression que certains postes de « stratèges » bien payés sont occupés
par des gars, alors que pour les mêmes fonctions, des filles occupent le
poste de « gestionnaire de communauté » avec un moins bon salaire…»

La cyberféministe
Nicole Nepton (@nnepton)
est branchée à Internet depuis les années 90 et milite au sein du
mouvement féministe depuis plus longtemps encore. L’édimestre fait
figure de geekette pionnière quant à l’appropriation des TIC par les
femmes et les groupes communautaires. Elle est l’instigatrice d’un grand
réseau de ressources chapeauté par Cybersolidaires
et se bat pour un web plus accessibles aux communautés marginalisées.
Selon elle, «La toile féministe québécoise s’est beaucoup développée
depuis une douzaine d’années, tandis que de plus en plus de féministes
et de groupes de femmes utilisent aussi des réseaux sociaux.»

Les soupers de filles
Là où on trouve la plus haute concentration de geekettes au mètre carré, c’est lors d’un Girl Geeks Dinner (GGD). Les villes de Montréal (@mtlgirlgeeks) et de Québec (@qcgirlgeeks)
possèdent chacune leur chapitre de ce groupe international fondé à
Londres en 2005. Ces soupers mensuels veulent démocratiser la
technologie et la rendre accessible aux curieuses (et aux curieux, c’est
mixte!) de tous les niveaux. À chaque événement, une ou plusieurs
invitées livrent une brève conférence sur un thème. Au menu des derniers
GGD : donner du punch à son WordPress avec le HTML et le CSS,
construire un site avec Drupal Gardens, les secrets du crowdfunding et les femmes dans le mouvement open source.
Ces soirées visent non seulement à former de façon informelle, mais à
réseauter devant un bon repas. Mentionnons les geekettes fondatrices
Tanya McGinnity (GGD Montréal) et Josée Lévesque (GGD Québec).

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