Elles existent en Amérique du Nord et en Europe et devraient bientôt conquérir d’autres continents : les bornes de changes de bitcoins, une monnaie virtuelle, partent à l’assaut du monde, malgré les réserves de certains qui s’inquiètent de la faible traçabilité du bitcoin.
À première vue, la borne ressemble à n’importe quel distributeur de monnaie. Sauf qu’ici, les utilisateurs n’ont pas de carte bancaire et s’identifient avec la paume de leur main.
À la borne, les aficionados peuvent soit créditer leur compte en bitcoins, une monnaie qui n’existe que virtuellement, ou à l’inverse, retirer de la monnaie sonnante et trébuchante en débitant leur compte.
Et la sauce semble prendre : la valeur du bitcoin a beau fluctuer dans les grandes largeurs – de 1200 dollars il est passé à environ 600 dollars ces dernières semaines -, il connaît un succès grandissant.
Le mois dernier, un Robocoin, borne conçue par une société américaine, a été inauguré à Vancouver au Canada. D’autres exemplaires devraient suivre à Austin, au Texas, et à Seattle, dans l’État de Washington, au nord-ouest des États-Unis.
« Nous avons affranchi les gens qui souhaitent vendre et acheter des bitcoins des barrières qui existaient », se réjouit Jordan Kelley, le patron de Robocoin, lors d’une entrevue accordée à l’AFP. M. Kelley refuse toutefois de dire combien de bornes lui ont été commandées.
Il est vrai que ce marché naissant suscite bien des convoitises.
Mardi, la société Lamassu Bitcoin Ventures a inauguré sa propre borne d’échange dans une cave à cigares du Nouveau-Mexique, au sud-ouest des États-Unis, après d’autres inaugurations en Australie, à Helsinki, Berlin, Bratislava et Vancouver.