Les critiques fusent
contre Facebook qui a refusé d’obliger des groupes prônant la négation
de la Shoah à se retirer de son média social.
Le porte-parole de Facebook, Barry Schnitt, a expliqué sur les ondes de CNN
que cette décision partait du principe que Facebook est «une place où
les gens peuvent discuter et échanger sur toutes sortes de sujets, y
compris les plus controversés». Il a également spécifié à la Jewish Telegraphic Agency
que le média social essaie «d’établir la balance» entre la liberté
d’expression tout en s’assurant que les gens et les groupes de gens ne
se sentent pas menacés ou en danger». Les 13 pays où la négation de la
Shoah est illégale n’ont pas accès à ces groupes sur Facebook.
Cette controverse origine d’une lettre ouverte
adressée à Mark Zuckerberg, le chef de la direction de Facebook. Son
auteur, Brian Cuban, un avocat de Dallas, y exigeait la fermeture de
cinq groupes. Il argumente que les gens faisant la promotion de cette
théorie incitent à la haine, ce qui va entièrement à l’encontre des
conditions d’utilisation du site où il est soutenu que les utilisateurs
ne peuvent mettre en ligne des «contenus haineux, menaçants,
pornographiques, qui présentent de la nudité ou de la violence
gratuite».
Spécifiant qu’il attend toujours une confirmation de la part de
Facebook à savoir s’ils ont ou non changé leur stratégie sur le sujet,
Chris Matyszczyk de CNET rapporte aujourd’hui que certains sites semblent disparaître du média social.
La ligne est parfois très mince entre «liberté d’expression» et «propos
dénonciables». Les nombreux commentaires dans la blogosphère au sujet
de ces récents événements mentionnent tendent à pencher en faveur de la
censure. Notons entre autres le commentaire de Micheal Arrington de
qui dénonce le fait que les groupes dont il est question dans cet
article puissent vivre sur Facebook alors que certaines photos de
femmes allaitant avaient dû être retirées du média social puisque
considérées, par leur nature explicites, comme du «contenu obscène».