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Split Second: Rapides et dangereux

Imaginez une course sur un circuit truffé d’explosifs, survolé par des hélicoptères qui y larguent des bombes, et dont le parcours peut changer au gré d’un maniaque qui n’a qu’à appuyer sur un bouton pour déclencher un cataclysme. Dans Split Second, ce sont les joueurs qui appuient sur le bouton. Et ils tiennent aussi le volant.

Les fans de la série Burnout y retrouveront des éléments familiers : l’objectif de Split Second est de conduire de façon délinquante, au risque de causer des collisions spectaculaires, en multipliant les dérapages, les dépassements et les sauts. La différence : au lieu de remplir une jauge de «turbo», l’accumulation de ces manÅ“uvres permettra de déclencher toutes sortes de calamités sur nos adversaires, soit principalement des explosions en tous genres, mais aussi des bâtiments qui s’effondrent ou des grues qui basculent, entre autres. Les catastrophes se déclinent en plusieurs saveurs!

Et ça fonctionne, parce que le concept est bien exécuté. Les commandes répondent bien, l’effet de vitesse est réussi, et les environnements sont dynamiques : voir un transporteur lourd se poser en catastrophe à notre rencontre alors qu’on brûle le bitume de la piste d’atterrissage est saisissant. Les voitures des adversaires, qui se défont en morceaux sous nos yeux lorsque l’irréparable survient, deviennent d’autres obstacles à éviter à toute vitesse.

Pilote académie

Split Second est présenté sous la forme d’une émission de téléréalité de 12 épisodes, chacun divisé en 6 épreuves variées – course, élimination, survie, contre-la-montre – qui permettent d’accumuler des points selon notre résultat, afin d’acquérir de nouveaux véhicules et de débloquer de nouveaux épisodes.

Chaque épreuve a son côté épicé : dans le contre-la-montre («détonateur»), on court seul, mais les pièges se déclenchent automatiquement; le mode «survie» demande de dépasser des camions-remorques qui larguent des barils d’explosifs; l’«attaque aérienne» nous force à éviter des salves de missiles air-sol lancées par un hélicoptère; qu’à cela ne tienne, il y a aussi un mode «revanche» qui nous permet de lui renvoyer la pareille!

Les dérapages demanderont un peu d’apprentissage aux novices, mais la sélection de véhicules est assez variée pour que chacun trouve un bolide qui lui convient.

Géométrie variable
En plus des pièges, les joueurs auront le
choix de déclencher des raccourcis temporaires, en soulevant une
barrière ou en abaissant un pont… ce qui pourra aussi devenir un piège
pour les adversaires.

Certaines sections de la piste pourront
être modifiées de façon permanente : un bateau en cale sèche sera
dynamité, une portion d’autoroute s’effondrera sous nos yeux modifiant
le parcours pour les tours subséquents.

Deux ans après Burnout Paradise, et dans le désert de jeux de course que constitue la première moitié de 2010, Split Second est plus que bienvenu. Coïncidence, il arrive en même que Blur, un autre «racer» qui ne se prend pas au sérieux. On en reparle la semaine prochaine.

Split Second
Disponible en PC, PS3 et X360
10 ans et plus
Textes et voix en français
1 à 8 joueurs

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