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Les deux histoires du prince

À la suite d’ un épisode hors-série, Prince of Persia revient à la trame de la trilogie amorcée dans The Sands of Time avec le nouveau The Forgotten Sands.

Sur PS3 et X360, on assiste à un retour aux sources. La version principale, développée à Montréal, raconte comment le frère du prince a libéré une armée obscure, qu’il croyait à tort être celle de Salomon, afin de sauver le royaume qu’il dirige.

Mal lui en prit, et on en est quittes pour affronter des hordes de zombies des Mille et une nuits, et autres monstruosités. Les manÅ“uvres de combat sont simples à exécuter, mais efficaces, et rappellent un peu God of War par les enchaînements d’attaques meurtrières et les ennemis qui libèrent des orbes d’énergie, de magie et d’expérience.

Ce sont malgré tout les acrobaties qui ont fait la personnalité de Prince of Persia. Celles de Forgotten Sands sont aussi casse-pipe que casse-tête. La progression dans les immenses bâtiments – à commencer par le somptueux palais royal -se fait à coup de périlleuses pirouettes.

Ces puzzles environnementaux deviennent particulièrement ingénieux quand le prince acquiert le pouvoir de solidifier les jets d’eau, qui deviennent autant de nouvelles colonnes, de poutres et nouveaux murs auxquels grimper… ou d’obstacles à éviter.

Malgré la frustration qui accompagnera un plongeon vers l’abîme, on ne peut s’empêcher de sourire en pensant aux cerveaux tordus qui ont pondu ces énigmes à haute voltige. Le bouton «rewind» est heureusement de retour, puisqu’on se cassera invariablement la gueule, trois fois plutôt qu’une.

Deux faiblesses : les environnements essentiellement intérieurs, un peu répétitifs et qui suscitent une certaine claustrophobie. Et l’histoire, somme toute quelconque.

Sur la Wii, on explore
On a pris une direction complètement différente pour la console de Nintendo. Une fée nous aide à compléter notre quête d’un royaume à conquérir et d’une princesse à libérer, et l’exploration prime sur le combat. Heureusement, puisque les commandes manquent de précision et qu’on se trouve souvent à agiter la Wiimote et la Nunchuk de façon plus frénétique que scientifique. La caméra est elle aussi récalcitrante dès qu’on cherche jeter un Å“il hors du parcours qui nous est tracé.

On sent l’influence du Prince of Persia de 2008 de par les environnements extérieurs ainsi que par la présence de sphères lumineuses qui indiquent la voie à suivre.

Bien qu’inférieure à celle de la PS3 et de la X360, la qualité visuelle du jeu est surprenante.
La difficulté des acrobaties est dans l’ensemble moins élevée. Pas de bouton «rewind», mais le jeu nous accorde jusqu’à trois chances avant de devoir reprendre à la dernière sauvegarde. Le mode deux joueurs? Symbolique.

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