Le Procureur général de
l’État du Connecticut, Richard Blumenthal, a l’intention de mener le
combat de 30 États américains contre le géant Google dans l’histoire des
données ramassées inopinément par son système Street View.
Voilà de quoi donner des maux de tête
supplémentaire à Google, dont l’outil de géolocalisation a cafouillé
récemment en collectant des données personnelles non sécurisées via les
réseaux sans fil.
Il y a maintenant un mois, Google révélait l’étendue des informations
ainsi répertoriées «par erreur», en réponse aux interrogations
d’enquêteurs allemands. Depuis lors, avocats et politiciens n’ont de
cesse d’exprimer leurs inquiétudes.
«Les consommateurs ont le droit de savoir quelles informations – que
ce soit des courriels, des historiques de navigation ou des mots de
passe – Google a amassées, comment et pourquoi», a affirmé Blumenthal
dans un communiqué posté sur son
site web. «Google doit être transparente et expliquer comment et
pourquoi elle a intercepté et conservé de l’information privée diffusée
sur des réseaux personnels et d’affaires.»
Plus tôt hier, des membres du gouvernement français ont annoncé que
des adresses courriels et des mots de passe avait été enregistrés par
Google sur son territoire, l’entreprise étant en mesure de capter toute
information diffusée sans protection aucune à travers du réseautage sans
fil.
Bref, il s’agit bien d’un véritable imbroglio juridique qui ne fait
que commencer!