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Voulez-vous jouer à Call of Duty version Convention de Genève?

La Croix-Rouge étudie la
possibilité de demander aux fabricants de jeux vidéo de guerre de
respecter les droits fondamentaux de leurs combattants fictifs.


Les jeux qui ont pour trame de fond
les conflits armés passés et actuels, dont la populaire série Call of
Duty, pullulent sur le marché. Rares sont ceux qui intègrent des notions
de droit international dans leurs scénarios.

Voilà une situation que la Croix-Rouge pourrait vouloir changer. Selon Kotaku,
le comité international de la Croix-rouge (CICR) étudie les mérites
d’étendre les protections offertes par les Conventions de Genève au
monde de la guerre virtuelle. Les joueurs auraient donc l’obligation de
protéger les civils, de veiller à la sécurité des combattants blessés et
de s’abstenir de torturer des prisonniers lors d’interrogatoires.

Des membres de l’organisation ont discuté du rôle que jouent les jeux
vidéo dans la banalisation de la violence et de la guerre en marge de
la 31e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant
Rouge. Les participants en ont profité pour évoquer la possibilité
d’appliquer les protections qui découlent du droit international aux
victimes de crimes de guerres virtuelles.

Entre autres, le CICR a le mandat de protéger les victimes de
conflits armés et autres situations de violence. Si le comité estime que
ce mandat s’applique au monde virtuel, il pourrait demander directement
aux concepteurs de jeux d’intégrer les principes humanitaires dans
leurs scénarios. Le comité pourrait aussi demander aux gouvernements de
légiférer en ce sens.

Selon Kotaku, le CIRC publiera un communiqué d’ici quelques semaines pour offrir plus d’informations au sujet de sa réflexion.

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