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Honneur pour un pionnier du baseball québécois

Raymond Daviaut lors du dévoilement du temple de la renommée du baseball québécois RDS. Photo: Collaboration spéciale - Baseball Québec

Le terrain de baseball #1 du parc Clémentine-de-la-Rousselière àPointe-aux-Trembles portera le nom de Raymond Daviault en l’honneur du seul Pointellier à avoir évolué dans les ligues majeures du baseball.

Le changement de nom fait suite à la pétition lancée l’été dernier par le président du Club sportif Les oiseaux de la Pointe-aux-Trembles. Pierre Marcil était soutenu dans sa démarche par le conseiller d’arrondissement Gilles Déziel et le président de l’association de baseball amateur de Pointe-aux-Trembles, Sylvain Martin.

Raymond «Ray» Daviault a lancé pour les Mets de New York lors de leur saison inaugurale, en 1962. Il a aussi évolué au sein d’équipes mineures aux États-Unis, ainsi qu’au niveau AAA au Québec. L’ancien lanceur a aussi été entraîneur pour l’équipe junior de Pointe-aux-Trembles, qu’il a menée au championnat en 1970 et 1971.

Il a été intronisé au Panthéon des Sports du Québec en 2002 et au Temple de la Renommée du Baseball québécois en 2003. L’ex-Pointelier réside désormais à Notre-Dame-de-la-Merci.

«Notre communauté peut se montrer chanceuse d’avoir pu bénéficier de sa précieuse implication. Aujourd’hui en nommant le terrain à son nom, nous reconnaissons son parcours exceptionnel et toutes les retombées positives que ce dernier a entraînées pour la communauté sportive», a fait valoir la mairesse de l’arrondissement, Chantal Rouleau, lors du conseil d’arrondissement mardi.

«Finalement, ç’a abouti»
Le frère cadet de Raymond Daviault, Adrien, qui habite toujours la résidence familiale dans le Vieux Pointe-aux-Trembles, n’est pas peu fier.

«Rodrigue Gilbert a un aréna à son nom ici, Claude Raymond a son complexe sportif à St-Jean-sur-Richelieu, Denis Boucher vient d’avoir son stade à Lachine, alors c’est logique. À un moment donné, j’ai parlé à Roger Brulotte et je lui disais que c’est dans le vivant, pas dans le passé, qu’il faut honorer quelqu’un. Finalement, ç’a abouti», a noté Adrien.

«Exploités au boutte»
Raymond  Daviault est d’une époque où il était difficile de vivre de son sport. Son salaire annuel chez les Mets en 1962 totalisait seulement 7800$, souligne son frère.

«Il avait trois enfants et restait à New York, alors vous imaginez. Quand il rentrait, il empruntait de l’argent à ma mère pour survivre», se souvient Adrien Daviault, de 10 ans le cadet de Raymond.

«Avant l’affaire Curt Flood et l’Association des joueurs, les gars étaient exploités au boutte.» – Adrien Daviault

Encore aujourd’hui, Adrien, ancien joueur dans un club-école des Pirates de Pittsburgh dans les années 1960, se remémore du moment où son grand frère maintenant âgé de 82 ans a mis fin à sa carrière sur le terrain à l’âge de 29 ans à la suite d’une blessure au coude.

«Quand il revenait ici, mon frère travaillait à De Luxe Paper, à Montréal-Est. Un moment donné, il a dû choisir entre se faire opérer au coude avec 50% de chance de réussite et accepter une job de contremaître que le patron de De Luxe lui a offerte. Ça doublait son salaire en restant ici, à Pointe-aux-Trembles. Il a accepté», relate Adrien Daviault.

Avec la collaboration de Leslie Meuraillon

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