La période de recrutement des six équipes québécoises est à peine entamée qu’on peut presque déjà proclamer un gagnant.
En quelques semaines, le Vert & Or de Sherbrooke a comblé plusieurs de ses besoins et exerce un magnétisme surprenant sur les jeunes joueurs de talent de la province.
Un troisième joueur s’amuse présentement à jouer dans les plantes-bandes des deux puissances universitaires québécoises – l’Université Laval et l’Université de Montréal. Sherbrooke est plus actif (et efficace!) que jamais pour aller chercher les meilleurs éléments de la relève footballistique.
Deux éléments du recrutement sherbrookois impressionnent particulièrement.
D’abord, ils sont parvenus à attirer dans leurs filets des footballeurs de partout au Québec, dont des joueurs de la métropole et de la Vieille Capitale qui auraient dû «naturellement» aboutir à Montréal ou à Laval.
Ensuite, la formation de l’entraîneur-chef Dave Lessard a comblé un besoin criant de relève sur sa ligne offensive. Une position que leur adversaire de l’UdeM tente aussi de revitaliser par l’ajout de recrues de qualité. Et jusqu’à maintenant, les Estriens remportent la bataille.
Pour être encore plus compétitifs dans les saisons à venir, l’offensive de Sherbrooke se devait absolument de trouver de gros bonhommes pour protéger son quart-arrière vedette, Jérémi Roch, mais surtout pour dynamiser son attaque au sol : une des pires du circuit québécois lors de la dernière campagne.
Il faut vanter le travail des entraîneurs du club de l’Estrie, qui ont misé sur les forces de leur équipe pour attirer les jeunes talents. Tous les jeunes joueurs à qui on a demandé d’énumérer les motifs ayant fait pencher la balance eb faveur de la formation bicolore ont presque tous mentionné «la ville de Sherbrooke» et sa «vie de campus différente» en premier.
Et, plus important encore, on sent qu’un léger buzz s’est créé autour de l’organisation – entre autres grâce à la victoire décisive contre Montréal. En début de période de recrutement, ce genre de momentum peut aider à attirer encore davantage de talents.
Oui, partisans du Vert & Or, l’optimisme est de mise.