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Byron avait craint le pire au moment de se blesser, mais est vite revenu au jeu

Byron avait craint le pire au moment de se blesser, mais est vite revenu au jeu
Paul Byron

MONTRÉAL — Quand Paul Byron avait quitté la glace après avoir encaissé une mise en échec du défenseur des Oilers d’Edmonton Matt Benning le 3 février, il avait donné trois coups de poing avec sa main droite contre la baie vitrée derrière le banc du Canadien, alors qu’il craignait avoir subi une fracture au bras gauche.

Finalement, Byron n’a raté que six matchs de la formation montréalaise et il a célébré son retour au jeu mardi en touchant la cible dans une victoire de 3-2 face aux Blue Jackets de Columbus.

«J’ai un historique de blessures à la main, au bras. J’avais un mauvais pressentiment, a raconté Byron mardi soir en revenant sur le moment où il s’est blessé. J’ai été chanceux.»

Byron a ajouté à la blague que son bras droit était habitué à donner des coups pour évacuer la frustration et qu’il ne l’avait pas endommagé en y allant de ces trois coups violents derrière le banc du Canadien.

«J’étais certain que (le bras gauche) était cassé, a-t-il ajouté. J’ai subi des examens (au Centre Bell) et dans une clinique pour être certain. J’ai eu des bonnes nouvelles, puis j’ai travaillé fort avec les thérapeutes. Je suis un peu surpris d’être revenu aussi rapidement.»

Mardi, Byron en était aussi à un 400e match en carrière dans la LNH. L’ancien choix de sixième ronde des Sabres de Buffalo en 2007 a récolté 81 buts et 83 aides depuis son premier match, le 23 janvier 2011. Il a finalement trouvé sa niche avec le Canadien, alors qu’il a atteint le plateau des 20 buts lors de chacune des deux dernières campagnes.

«C’est beaucoup de travail, beaucoup d’années à jouer au hockey, a mentionné Byron au sujet de son 400e match. C’est spécial pour moi et ça survient lors d’une victoire importante.»

Originaire d’Ottawa et âgé de 29 ans, Byron a récolté 11 buts et neuf aides en 37 matchs cette saison. Il avait raté 14 rencontres en novembre en raison d’une blessure au bas du corps. Il avait aussi été suspendu pour trois parties en janvier pour une mise en échec à la tête à l’endroit du défenseur MacKenzie Weegar des Panthers de la Floride.

Le Canadien a compilé un dossier de 9-10-4 en l’absence de Byron cette saison, et donc de 23-11-3 quand il était en uniforme.

Sans vouloir minimiser l’impact de Byron, l’entraîneur-chef Claude Julien a tout de même calmé le jeu quand il a été informé de l’écart du pourcentage de victoires de l’équipe avec ou sans Byron dans la formation cette saison.

«C’est certain qu’il y a une part de hasard. Un seul joueur ne détermine pas le résultat d’un match, a-t-il rappelé après la victoire face aux Blue Jackets. En même temps, quand Paul Byron est dans la formation, ça fait une grosse différence. Il est un bon patineur qui fait jouer les défenseurs adverses sur leurs talons, que ce soit par son échec-avant, en allant récupérer la rondelle ou en patinant pour recevoir une passe. Je sais que les défenseurs deviennent nerveux quand ils affrontent un gars comme ça.»

Le retour de Byron a aidé le Canadien à mettre un terme à une série de quatre défaites. Le Tricolore tentera de faire un deuxième pas vers l’avant jeudi, quand il accueillera les Flyers de Philadelphie.

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne