Les rumeurs de départ de l’entraîneur Marc Trestman et du DG Jim Popp se font persistantes.
Même chose pour la peur des partisans montréalais de voir partir ces deux piliers pour la NFL. Et quand on y regarde de plus près, il serait beaucoup plus dur de pallier le départ de Popp que celui de Trestman.
Ceci n’est pas une flèche à l’endroit de Marc Trestman, mais cela illustre l’importance de Jim Popp dans les réussites des Montréalais.
Oui, le départ de Trestman pour Chicago – où il serait toujours un sérieux candidat au poste d’entraîneur – ou pour Oakland – une organisation qu’il connaît fort bien et où il a déjà travaillé – serait très difficile à encaisser pour les Oiseaux.
Peut-être qu’Anthony Calvillo réfléchira plus longtemps à son avenir s’il sait qu’il ne travaillera plus avec celui qui a relancé sa carrière il y a quelques saisons. Peut-être que Noel Thorpe et Pat Meyer, nouveaux coordonnateurs de l’équipe, trouveront difficile de ne pas travailler pour l’homme qui les a embauchés. Peut-être qu’un agent libre comme Brandon Whitaker y repensera à deux fois avant de resigner à Montréal sachant que l’entraîneur qui lui a donné sa chance s’en va au pays de l’Oncle Sam.
Cependant, tout bien considéré, le succès des Alouettes depuis leur retour à Montréal en 1996 est toujours passé par leur capacité à placer des joueurs talentueux sous la direction d’excellents entraîneurs comme Trestman. Et qui peut se targuer d’avoir engagé tous ses joueurs et tous ses entraîneurs? Jim Popp.
Si l’homme de 48 ans devait partir, la direction des Alouettes serait-elle en mesure de lui trouver un remplaçant avec son expérience de la LCF, ses contacts des deux côtés de la frontière, son flair dans le recrutement de joueurs canadiens et sa capacité à dénicher le talent là où les autres directeurs généraux n’ont même pas daigné regarder?
Le départ de Marc Trestman ferait mal, celui de Popp ferait très, très mal.
