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Le baseball à Montréal: il y a encore des traces et des souvenirs dans la ville

Le baseball à Montréal: il y a encore des traces et des souvenirs dans la ville
Photo: Ryan Remiorz/La Presse canadienneStatue du joueur de baseball Jackie Robinson à Montréal

MONTRÉAL — Alors que plusieurs souhaitent le retour des Expos à Montréal, les visiteurs au regard aiguisé peuvent encore trouver des hommages au riche passé de ce sport.

Patrick Carpentier, un historien en charge de la section québécoise de la Society for American Baseball Research, affirme que Montréal est une ville de hockey et que pour cette raison, il faut chercher un peu plus pour trouver les endroits où on souligne le passage du baseball dans la métropole.

«Nous essayons de rehausser le profil de l’histoire du baseball à Montréal, a dit Carpentier. C’est difficile. Il existe quand même de nombreux endroits en ville où on peut visualiser l’histoire du baseball.»

Cela commence avec les Royaux avant l’arrivée des Expos, qui ont joué à Montréal de 1969 à 2004, quittant ensuite pour Washington.

Alors que plusieurs racontent les exploits de joueurs comme Tim Raines, Pedro Martinez et Vladimir Guerrero, c’est une figure encore plus légendaire dont les traces sont les plus visibles.

«La plupart des endroits sont liés à Jackie Robinson», a dit Carpentier.

Robinson, le premier joueur Noir dans les majeures, avec les Dodgers de Brooklyn, en 1947, avait passé la saison précédente avec les Royaux, avec qui il était fort apprécié des partisans. Il allait connaître une carrière le menant jusqu’au Panthéon du baseball, en 1962.

La seule saison de Robinson ici reste une énorme source de fierté pour la ville.

Une statue en bronze de Robinson, réalisée par le sculpteur Jules Lasalle, se trouve sur l’avenue Pierre-de-Coubertin, en face du Stade olympique. Inaugurée à l’occasion du 40e anniversaire des débuts en ligues majeures de Robinson, il dépeint la légende en train de donner une balle à l’un de deux jeunes supporters.

Un hommage plus récent à Robinson se trouve sur le boulevard St-Laurent près de la rue Napoléon, non loin de Schwartz’s, où une murale a été peinte en 2017.

À six kilomètres au nord, au 8232 de la rue Gaspé, une plaque marque l’appartement que Robinson et sa femme Rachel ont partagé au cours de cette saison.

Au niveau des sites qui ont accueilli le baseball, la plupart sont méconnaissables.

Le Stade De Lorimier – où Robinson, Roberto Clemente, Roy Campanella, Duke Snider et bien d’autres ont joué, a disparu depuis longtemps. Mais vous pouvez visiter un petit mémorial érigé par la ville au coin de l’avenue De Lorimier et de l’Ontario, qui comprend une grille où se trouvait le marbre et une plaque commémorant les réalisations de Robinson.

Le parc Jarry, le premier domicile des Expos, entre 1969 et 1976, est maintenant le Stade IGA, qui accueille le tournoi de tennis de la Coupe Rogers.

Dans ce coin, le seul lien notable avec le baseball de Jarry est maintenant une rue avoisinante renommée la rue Gary-Carter, en hommage au défunt receveur du Temple de la renommée qui a commencé sa carrière au parc Jarry en 1974. Carter a été intronisé à Cooperstown en 2003.

Il y a aussi un terrain de baseball portant le nom de Carter, dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville.

Quant au Stade olympique, il a accueilli des matches préparatoires des Blue Jays à chaque année depuis 2014.

Un nouveau stade rêvé pourrait être l’occasion de mettre en évidence une partie de cette histoire. Perry Giannis, fondateur de l’Expos Fest, est le propriétaire de ce qui est peut-être la plus grande collection privée de souvenirs des Expos et du baseball montréalais.

«Nous espérons que lorsque le nouveau stade arrivera, que je pourrai demander d’avoir un petit coin pour mettre mes items en valeur», a dit Giannis.

Sidhartha Banerjee, La Presse canadienne