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Face à l’Union, l’Impact tentera de prolonger deux séquences de succès

Face à l’Union, l’Impact tentera de prolonger deux séquences de succès
Montreal Impact's Bacary Sagna, left, challenges Columbus Crew SC's Wil Trapp during second half MLS soccer action in Montreal, Saturday, April 13, 2019. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

MONTRÉAL — L’Impact de Montréal aura la chance de garder actives deux belles séquences de succès samedi après-midi. Dans un premier temps, il pourra prolonger sa séquence de matchs sans donner de buts. Deuxièmement, il visera une sixième partie de suite sans subir la défaite sur le terrain de l’Union de Philadelphie.

Dans une ligue où il n’est jamais simple de gagner en territoire ennemi, l’Impact n’a pas perdu au Talen Energy Stadium depuis le 9 août 2014. Après cette défaite, la formation montréalaise a arraché trois matchs nuls avant d’inscrire des victoires de 3-0 en août 2017 et de 4-1 le 15 septembre 2018.

Tout ça, cependant, n’est que du passé, avise le défenseur Bacary Sagna.

«C’est un match totalement différent. C’est une année différente. On a entamé la saison d’une manière différente, et c’est surtout un moment de l’année différent», a déclaré Sagna en faisant référence au gain de 4-1 l’an dernier.

«On veut prendre des points et ça va devoir passer par une bonne performance collective.»

Face à l’Union (3-3-1), qui compte un point de moins que l’Impact (3-2-2), mais qui en sera à un quatrième match à domicile, le défenseur Zakaria Diallo dit s’attendre à un combat. C’est une analogie que semble partager l’entraîneur Rémi Garde.

«C’est une équipe qui, je trouve, a bien fait évoluer son effectif. C’est un mélange de jeunes joueurs, comme (Brenden) Aaronson. Un mélange aussi d’expérience avec (Haris) Medunjanin, (Alejandro) Bedoya. Il y a aussi une dose de vitesse dans leur jeu maintenant avec (Fafa) Picault, (David) Accam, (Cory) Burke, de la puissance aussi», a d’abord analysé Garde.

«C’est un match difficile qui nous attend. On avait gagné l’année dernière là-bas, mais je sais que c’est un endroit compliqué pour prendre des points, il faudra être bien concentré, travailler en équipe, et bien sûr leur poser plus de problèmes que ce que l’on a pu faire dernièrement.»

Les bienfaits d’une raclée

Depuis le début d’avril, l’Impact n’a encore concédé aucun but à l’adversaire, une séquence qui s’est amorcée après la sévère défaite de 7-1 aux mains du Sporting de Kansas City le 30 mars.

Un peu tout le monde au sein de la formation montréalaise est d’avis que cette correction a mené à une forme d’éveil collectif.

Diallo, qui n’avait pas participé à cette partie après avoir écopé un carton rouge, a parlé de remise en question. Sagna, de son côté, soutient que ce revers a remis les choses en place.

«Il fallait qu’on se remobilise tous ensemble et je pense que c’est ce qu’on a fait, a affirmé Sagna. Pas seulement les quatre défenseurs, mais ça part de Maxi (Urruti), devant, qui fait énormément d’efforts en essayant de presser les défenses adverses.

«Je pense que c’est une remobilisation totale qui fait que l’on est resté solide durant les derniers matchs, a-t-il renchéri. On voit que quand on est solide, même si on est en difficulté dans le jeu et qu’on n’a pas totalement la maîtrise du ballon, on peut gagner le match parce qu’on est capable de se créer des occasions. Et c’est ce qu’il faut faire.»

Dans l’esprit de Rémi Garde, le désir des joueurs de pratiquer un style structuré, discipliné, explique les récents succès de l’Impact en défensive. Il reste, note-t-il également, qu’il y a eu prise de conscience après le match à Kansas City.

«On n’est pas parti de là-bas en se disant ‘bon, ça ira mieux la prochaine fois’. On est parti de là-bas en se disant qu’il y avait des choses qui n’avaient vraiment pas marché au point de vue tactique, on le sait, mais aussi au point de vue de l’état d’esprit», a rappelé l’entraîneur-chef de l’Impact.

«Encore une fois, au football, la tactique est importante, mais on dit souvent que l’animation et l’état d’esprit que l’on met à côté de la tactique sont importants. Et là-bas, il y avait eu des défaillances à tous les niveaux. Oui, il y a eu une prise de conscience et une envie de corriger.»

Michel Lamarche, La Presse canadienne