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Les Maple Leafs refusent de vivre dans le passé, mais des doutes subsistent

Les Maple Leafs refusent de vivre dans le passé, mais des doutes subsistent
Boston Bruins goaltender Tuukka Rask (40) looks back as the puck goes into the net on a goal by Toronto Maple Leafs defenceman Morgan Rielly (not shown) as Bruins defenceman Matt Grzelcyk (48) and Maple Leafs right wing Connor Brown (28) battle in front of the net during first period NHL playoff hockey action in Toronto on Sunday, April 21, 2019. Toronto heads into the finale of a back-and-forth Eastern Conference quarterfinal with the Boston Bruins on Tuesday night with a firm belief. Ghosts of past playoff failures, however, still linger. THE CANADIAN PRESS/Frank Gunn

TORONTO — Connor Brown et les Maple Leafs ont déclaré qu’ils avaient confiance en eux avant le septième match l’an dernier.

Il insiste pour dire que cette fois, ils le pensent vraiment.

Les Maple Leafs se préparent en vue du septième match de leur série quart de finale de l’association de l’Est contre les Bruins de Boston en faisant preuve d’une ferme conviction. Mais les fantômes des échecs des dernières séries éliminatoires les hantent toujours.

Les Leafs menaient les Bruins 4-3 après 40 minutes lors du septième match au TD Garden il y a environ 12 mois. Ils se finalement écroulés et ont subi une défaite de 7-4.

Et bien que deux joueurs seulement — Jake Gardiner et Nazem Kadri actuellement suspendu — soient les seuls rescapés d’une fin encore plus brutale à Boston en 2013, plusieurs partisans des Leafs sont encore sous le choc de la déconfiture qui a vu les Bruins devenir la première équipe de l’histoire de la LNH à remporter un septième match après avoir tiré de l’arrière par trois buts à la troisième période.

En avance 3-2 dans la série de premier tour cette année, les Leafs avaient l’occasion d’achever les Bruins lors du sixième match à domicile, dimanche. Les Leafs ont engagé le duel, les Bruins ont répliqué et ont tenu leur adversaire à distance assez longtemps pour provoquer un autre match ultime.

«Nous formons un groupe très confiant, a soutenu Brown après le match de dimanche dans le vestiaire désert des Leafs. Nous disions la même chose l’année dernière, mais maintenant nous le croyons vraiment.

«Nous avons le sentiment que nous formons un groupe qui peut se rendre loin.»

Malgré ce plus récent revers de fortune, les Leafs ont des raisons d’être optimistes.

Si la série de l’année dernière a nécessité sept matchs, les deux formations sont plus équilibrées en 2019. Aucune des deux n’a réussi à remporter des matchs consécutifs — Toronto a tiré de l’arrière 2-0 et 3-1 au printemps dernier — les Leafs ont dominé les Bruins 13 buts à 11 à force égale, détenant un léger avantage avec la possession de la rondelle à 5-contre-5 et ont dominé les Bruins 217-206 pour les mises en échec.

Les Leafs ont déjà remporté deux victoires au TD Garden, notamment un gain de 2-1 lors du cinquième match après avoir fait preuve de discipline et de patience. Ils ont dû patienter jusqu’à mi-chemin à la troisième période pour briser une égalité de 0-0.

«Nous connaissons leur jeu, et ils connaissent le nôtre, a expliqué le défenseur torontois Morgan Rielly. Cela revient à l’engagement à bien faire les choses.»

Un domaine où les Bruins ont eu un net avantage, c’est en avantage numérique.

Troisième dans la LNH en saison régulière, les Bruins ont marqué sept buts en 16 avantages numériques dans la série, comparativement à trois buts en 14 occasions pour les Leafs.

Cet écart a fait la différence lors du sixième match où les Leafs ont marqué rapidement pour finalement voir les Bruins toucher la cible à deux reprises avec l’avantage d’un joueur.

Les Leafs ont trouvé des solutions en neutralisant les Bruins en trois occasions lors du cinquième match et ils auront besoin d’un effort similaire lors du septième match, alors que l’équipe tente de se qualifier pour le deuxième tour des séries pour la première fois depuis 2004.

«Nous comprenons ce qu’ils font, a déclaré Brown. Il est temps que nous arrêtions d’avoir des ratés.»

Les Leafs présentent une formation différente cette fois-ci après l’acquisition du centre autonome John Tavares, l’arrivée via un échange du défenseur Jake Muzzin et les progrès d’Auston Matthews, auteur de cinq buts à ses quatre derniers matchs, et de Mitch Marner. Le gardien torontois Frederik Andersen affiche quant à lui un pourcentage d’arrêts de .925 après avoir été l’un des maillons faibles l’an dernier.

«C’est un nouvel ensemble de circonstances, a avancé Tavares. Il y a beaucoup de gars qui n’étaient pas ici, dont moi.»

«Je ne suis pas du genre à vivre dans le passé», a ajouté l’entraîneur-chef des Leafs, Mike Babcock.

Les Bruins ont également apporté des changements, mais le noyau qui a fait ses preuves dans le passé demeure l’épine dorsale de leur formation. Patrice Bergeron, Brad Marchand, Zdeno Chara et Tuukka Rask ont remporté la coupe Stanley et ont disputé une autre finale.

Faisant face à l’élimination dimanche, Marchand a marqué deux fois et ajouté une passe, Bergeron et Chara ont été solides comme à leur habitude, et Rask a suffisamment bien fait pour tenir les Leafs en respect.

Les Bruins sont aussi conscients du passé entre les deux équipes, mais comme les Leafs, ils n’y attachent pas beaucoup d’importance.

«Je ne pense pas que quiconque ait un avantage psychologique, a déclaré Rask. Chaque saison est une nouvelle saison. Si vous finissez par affronter la même équipe, qu’il en soit ainsi, mais c’est une nouvelle série, un nouveau match.

«Nous avons beaucoup d’expérience dans cette chambre, mais nous devons jouer de la bonne façon.»

La formule des Leafs, mardi, ne sera pas très différente.

«Nous formons un groupe qui veut être sur la patinoire dans les grands moments, a déclaré Brown. Nous ne serons pas timides.»

Joshua Clipperton, La Presse canadienne