Sports

Le retour en santé de Marc-Édouard Vlasic a aidé à relancer les Sharks

Le retour en santé de Marc-Édouard Vlasic a aidé à relancer les Sharks
Vegas Golden Knights' Jon Merrill, left, and San Jose Sharks' Marc-Edouard Vlasic (44) fight for the puck during the second period of Game 5 of an NHL hockey first-round playoff series Thursday, April 18, 2019, in San Jose, Calif. (AP Photo/Ben Margot)

SAN JOSE, Calif. — Les Sharks de San Jose ont dérapé un peu tôt après que le défenseur québécois Marc-Édouard Vlasic eut été atteint par une rondelle, un incident qui l’a laissé au rancart pendant plus de deux matchs.

Le fait que l’allure de leur série de premier tour contre les Golden Knights de Vegas a radicalement changé depuis le retour au jeu de Vlasic lors du cinquième match n’étonne pas les membres de l’équipe. Et ça explique aussi pourquoi les Sharks sont confiants à la veille du septième match, qui aura lieu mardi soir devant leurs partisans.

«Il est un grand défenseur. Lorsque vient le temps de nommer les joueurs qui vont faire partie de l’équipe olympique canadienne, il est l’un des premiers identifiés», a fait remarquer l’entraîneur-chef Peter DeBoer lundi.

«L’impact d’un joueur de ce calibre dans une équipe n’a rien d’étonnant. Il a été absent pendant deux parties. Depuis son retour, il a fait une grande différence.»

Vlasic a été blessé tôt en deuxième période du deuxième match, après que les Sharks eurent dominé leurs rivaux dans un gain de 5-2 lors du premier duel et au moment où le score était de 3-3 lors de la deuxième rencontre.

Peu de temps après le départ de Vlasic, les Golden Knights ont rompu l’égalité grâce à un filet inscrit en avantage numérique. Ce but s’est avéré le coup d’envoi d’une séquence lors de laquelle les Golden Knights ont dominé les Sharks 13-3 au chapitre des buts marqués en un peu plus de deux matchs, pour se bâtir une avance de 3-1 dans la série.

Les Sharks ne semblaient avoir aucune solution pour stopper le trio de Max Pacioretty, Paul Stastny et Mark Stone, qui ont uni leurs efforts pour amasser 28 points lors des quatre premières parties de la série. Lors des deux derniers matchs, ces trois joueurs ont été totalement blanchis alors que Vlasic a effectué la majorité de ses présences sur la glace en même temps qu’eux.

«Tenir le premier trio en échec, c’est mon travail. Si je les garde hors de la feuille de marque, j’ai fait mon boulot.»

C’est ce que Vlasic accomplit presque tout le temps, que ce soit avec les Sharks ou dans l’uniforme de l’équipe nationale du Canada. Lorsque les Sharks ont accédé à la finale de la coupe Stanley il y a trois ans, le rendement de Vlasic contre des joueurs tels Tyler Toffoli, des Kings de Los Angeles, Filip Forsberg, des Predators de Nashville, et Vladimir Tarasenko, des Blues de St. Louis, y a été pour beaucoup.

Lors des séries éliminatoires de 2016, ces trois dangereux ont été limités à un but et une aide face aux Sharks, avec un ratio défensif de moins-18. Plus souvent qu’autrement, Toffoli, Forsberg et Tarasenko retrouvaient sur Vlasic et Justin Braun sur leur route.

«Il n’essaie jamais d’en faire trop, note Braun. Il est toujours au bon endroit et il est très habile à manier le bâton pour couper des rondelles à gauche et à droite. Il a cette régularité, et là il a recommencé à fermer la porte (aux meilleurs attaquants). C’est vraiment important.»

Tard en deuxième période du match de dimanche soir, que les Sharks ont gagné 2-1 en deuxième période de prolongation, il a stoppé une poussée des Golden Knights à trois contre un. Plus tard, il a effectué la passe vers Tomas Hertl qui a mené au but victorieux, inscrit alors que les Sharks évoluaient à court d’un homme.

C’est exactement le genre de performances que ses coéquipiers attendent d’un joueur qui, parfois, est relégué à l’arrière-plan dans une formation qui compte deux anciens gagnants du trophée Norris en Brent Burns et Erik Karlsson.

«C’est ça, ‘Steady Eddie’. Il fait tout bien. Bon patineur, habile avec son bâton, arrête les jeux de l’adversaire, intelligent avec la rondelle. C’est le ‘Picks’ qui est ici depuis maintenant 12 ou 13 ans», a décrit son coéquipier Logan Couture, en faisant référence au surnom de Vlasic, qui est Pickles.

«Il n’est pas spectaculaire. Bien des gens pensent que les meilleurs défenseurs au monde sont ceux qui marquent des buts que l’on revoit dans les faits saillants d’après-match. ‘Picks’ est un solide défenseur. Il va appuyer l’attaque, à l’occasion. Mais il est davantage le joueur coriace en défensive qui rendra la tâche de marquer des buts difficile pour l’adversaire.»

Josh Dubow, The Associated Press