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Les Blues devront ralentir les Bruins lors du deuxième match de la finale

Les Blues devront ralentir les Bruins lors du deuxième match de la finale
Photo: Charles Krupa/APJake DeBrusk des Bruins de Boston et Jordan Binnington des Blues de St. Louis

BOSTON — Jake DeBrusk a battu de vitesse Robert Bortuzzo et même s’il n’a pas marqué en échappée, le ton était donné.

Deux minutes après le début de la finale de la Coupe Stanley, les Bruins de Boston ont démontré leur talent et leur vitesse, ce qui leur a permis d’éventuellement vaincre les Blues de St. Louis dans le premier match. Si les Blues veulent éviter de rentrer à St. Louis en retard 2-0 dans la série, ils devront trouver un moyen de ralentir les Bruins, mercredi, lors du match no 2.

«Il y a différentes manières de fatiguer une équipe. Ça peut être en jouant de manière physique ou en utilisant votre vitesse, a noté DeBrusk. C’est la réalité du hockey de nos jours. C’est comme ça que vous devez jouer. Ce sont des courses vers les rondelles libres et des batailles pour les récupérer.»

On se souviendra du match no 1 pour la percutante mise en échec du défenseur des Bruins Torey Krug, qui n’avait plus son casque, à l’endroit de Robert Thomas. Cependant, les Bruins ont battu les Blues grâce à des vagues répétées à l’attaque. Ils ont aussi profité de la contribution de joueurs de soutien.

Les Blues ont eu des ennuis à contrer la vitesse et l’échec-avant des Bruins et ont multiplié les revirements lors des deux dernières périodes, quand ils ont été dominés 30-12 au chapitre des tirs au but.

Le fait que 77,2 pour cent des équipes qui gagnent le premier match de la finale remportent ensuite les grands honneurs importe peu aux yeux de l’entraîneur des Blues Craig Berube et de ses joueurs. Après tout, les Blues occupaient le dernier rang du classement général de la LNH le 2 janvier et ils ont trouvé un moyen de remonter la pente. Ils ont aussi bien répondu après un début difficile en finale de l’Ouest face aux Sharks de San Jose.

«Nous allons devoir éviter d’aider leur jeu de transition, a dit le centre Ryan O’Reilly. Nous devons profiter de nos occasions d’envoyer la rondelle derrière leur défensive et jouer de manière responsable, sans quoi ils vont pouvoir jouer du hockey rapide et attaquer à pleine vitesse. Nous devons éviter de leur donner des occasions faciles.»

Les Bruins n’ont pas eu besoin du premier trio de Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak à l’attaque. Marchand a marqué dans un filet désert, mais l’entraîneur Bruce Cassidy a plutôt vanté le travail défensif collectif de sa troupe au cours de la série de huit victoires des Bruins en séries — la plus longue du genre dans la LNH depuis celle des Kings de Los Angeles en 2012.

«Habituellement, les équipes qui jouent encore à ce temps-ci de l’année sont celles qui ont de la profondeur, qui comptent sur quatre trios qui peuvent patiner et épuiser l’adversaire, a mentionné l’attaquant des Bruins Charlie Coyle. Chaque trio provoque quelque chose, que ce soit quelque chose de petit ou un gros but ou un beau jeu défensif ou maintenir la pression en zone adverse. C’est difficile pour l’adversaire de jouer contre quatre trios qui contribuent.»

Cassidy et ses adjoints ont réalisé après la première période que les Bruins pouvaient contourner les défenseurs des Blues pour provoquer des occasions en entrée de zone. Ce sera maintenant à Berube et sa brigade défensive d’apporter les ajustements nécessaires.

«Ils ont des joueurs talentueux. Ils sont petits, mais rapides et ils réussissent des jeux, a dit le défenseur des Blues Colton Parayko. Nous allons devoir tenter de réduire leur vitesse dès qu’ils sortent de leur zone. Si nous pouvons les empêcher de gagner facilement notre ligne bleue en transportant le disque, ce sera déjà une grosse amélioration.»

Par ailleurs, Berube a indiqué que le défenseur Vince Dunn, qui a raté les quatre derniers matchs après avoir été atteint au visage par un tir lors du tour précédent, pourrait effectuer un retour au jeu mercredi.

Stephen Whyno, The Associated Press