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Marchant avec une attelle, Connor McDavid reste muet quant à l’état de son genou

Marchant avec une attelle, Connor McDavid reste muet quant à l’état de son genou
Photo: Jeff McIntosh/La Presse canadienneConnor McDavid des Oilers d'Edmonton

TORONTO — Connor McDavid a refusé de répondre à quelque question que ce soit au sujet de son genou. L’attelle qui entourait la jambe gauche du joueur étoile et le boitement qui accompagnait sa démarche disaient tout.

Alors qu’il participait à un événement promotionnel mardi matin, le capitaine des Oilers d’Edmonton n’a pas voulu parler de sa rééducation à la suite de la blessure subie le 6 avril lorsqu’il est entré violemment en collision avec le poteau des buts, lors du dernier match de la saison régulière contre les Flames de Calgary.

Des radiographies n’avaient révélé aucune fracture, mais les résultats d’un examen d’imagerie par résonance magnétique effectué plus tard avaient permis de découvrir une petite déchirure du ligament croisé postérieur.

À l’époque, les Oilers avaient annoncé que McDavid n’aurait pas besoin d’être opéré, mais l’attelle qu’il portait était clairement visible sous son pantalon noir et semblait s’étendre du milieu de son mollet jusqu’au milieu de sa cuisse.

Présent à titre d’ambassadeur du programme caritatif «Bon Départ», et à titre de surprise pour un groupe de jeunes présents dans un parc du secteur nord de Toronto, le hockeyeur de 22 ans n’a pas voulu dire si sa période de rééducation se déroulait bien et s’il avait chaussé les patins.

«Nous sommes ici pour célébrer ‘Bon Départ’ et l’ouverture d’un nouveau terrain de jeu, a déclaré McDavid, qui croyait s’être cassé la jambe dans les instants qui ont suivi la collision. C’est tout ce qui m’importe (aujourd’hui).»

La blessure est venue conclure une saison 2018-2019 misérable pour les Oilers, marquée par le licenciement de Todd McLellan en novembre et par le congédiement du directeur général Peter Chiarelli en janvier.

Les Oilers ont terminé à 11 points du dernier échelon donnant accès aux séries éliminatoires dans l’Association Ouest et ont raté le grand rendez-vous printanier pour la troisième fois lors des quatre saisons de McDavid à Edmonton.

L’athlète de Newmarket, en Ontario, a fait sa part avec une récolte de 116 points, dont 41 buts, ce qui lui a valu le deuxième rang du classement des marqueurs. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour une organisation qui n’a participé aux séries qu’une seule fois en 13 campagnes.

«Il y a eu beaucoup de changements, il s’est passé beaucoup de choses», a déclaré McDavid, qui est sous contrat jusqu’à la fin de 2025-2026 et dont le salaire annuel moyen est de 12,5 millions$.

«Congédiement d’un entraîneur-chef, congédiement d’un directeur général — c’est beaucoup de changements lors d’une saison. Ç’a été une randonnée assez émotive et je recherche un peu de stabilité.»

McDavid et les Oilers souhaitent que cette stabilité se concrétise grâce à deux embauches: Ken Holland à titre de directeur général, et Dave Tippett au poste d’entraîneur-chef.

Holland et McDavid ont échangé des textos et prévoient se rencontrer prochainement, tandis que Tippett et McDavid ont brièvement discuté au téléphone.

Holland s’est joint aux Oilers après une longue carrière à Detroit où il a aidé les Red Wings, à titre de directeur général, à gagner la coupe Stanley en 1998, en 2002 et en 2008.

«Il a beaucoup d’expérience et il a connu beaucoup de succès, a noté McDavid. Je suis vraiment heureux de cela et j’ai très hâte de travailler avec lui.»

Quant à Tippett, il totalise près de 1200 matchs d’expérience dans la LNH, calendrier régulier et séries éliminatoires inclus, avec Dallas et Phoenix/Arizona. Il a déjà travaillé avec McDavid à titre d’assistant entraîneur avec Équipe Amérique du Nord lors de la Coupe du monde de hockey de 2016.

Joshua Clipperton, La Presse canadienne