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Face au Crew de Columbus, l’Impact aura une belle occasion de relancer sa saison

Face au Crew de Columbus, l’Impact aura une belle occasion de relancer sa saison
Photo: La Presse canadienne/Graham HughesVictor Cabrera, de l'Impact, est enjambé par Chris Mavinga, du Toronto FC.

MONTRÉAL — L’Impact de Montréal connaît sa période la plus difficile en près de 14 mois, mais la troupe de Rémi Garde peut toujours se réconforter en se comparant au Crew de Columbus. Et comme le hasard fait parfois bien les choses, les deux équipes auront l’occasion de retrouver un peu de confiance en croisant le fer dans la capitale de l’Ohio samedi soir.

Si l’Impact est dans un creux de vague avec une séquence de trois défaites — son dernier gain remonte au 26 juin contre les Timbers de Portland à Montréal — le Crew dégringole à vive allure avec un misérable dossier de 0-8-2 à ses dix dernières sorties. Durant cette séquence, le Crew a été victime de six blanchissages.

Le hasard veut aussi que les insuccès de ces deux rivaux de l’Association Est aient commencé à la même date. Le Crew n’a pas gagné depuis le 8 mai, alors qu’il avait surpris le Galaxy de Los Angeles 3-1. Le même soir, l’Impact réalisait un exploit inédit dans son histoire en arrachant un gain de 2-1 aux Red Bulls de New York, au New Jersey.

Depuis cette victoire qui aurait pu — et peut-être dû — lui insuffler un vent de confiance, l’Impact affiche un dossier de 3-6-1 même s’il a disputé sept de ces dix matchs au stade Saputo. Le voilà maintenant en danger de perdre une quatrième partie d’affilée pour la première fois depuis le 26 mai 2018.

Ainsi, au classement, l’Impact vient maintenant au cinquième rang dans l’Est. Or, s’il devait quitter Columbus avec un autre revers samedi, il pourrait glisser de deux échelons, selon les scores des matchs du week-end impliquant le Toronto FC, le New York City FC et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, trois clubs qui lui soufflent dangereusement dans le cou.

En fait, des 14 formations qui participeraient aux séries éliminatoires si la saison régulière s’était terminée jeudi soir, l’Impact affiche la pire moyenne de points par match, soit 1,36.

«J’ai indiqué aux joueurs qu’on n’était pas forcément dans une bonne position, et qu’il n’était pas question de s’endormir sur nos lauriers, qui étaient des lauriers fragiles, si on regardait objectivement, a reconnu Garde, l’entraîneur-chef de l’Impact. Mais d’un autre côté, il faut à la fois, dans ma position, générer de la confiance aux joueurs et aussi les mettre en alerte. Je jongle un peu avec tout ça. (…) Le classement est important, mais, et c’est une phrase bateau, il faut le prendre (le calendrier) match après match.»

Un plaisir renouvelé

Le duel de samedi fournira une autre occasion au gardien Evan Bush de jouer un match dans son État natal. Originaire du canton de Concord, à un peu plus de deux heures de Columbus et à 35 minutes de Cleveland, Bush tentera de procurer à l’Impact une première victoire au MAPFRE Stadium depuis le 6 juin 2015, et une deuxième à sa 11e sortie à Columbus.

Malgré le dossier peu étincelant de l’Impact, Bush apprécie ses visites dans le château fort du Crew. Peut-être davantage aujourd’hui, a-t-il d’ailleurs admis jeudi matin.

«C’est agréable, bien sûr, d’avoir la famille et les amis dans les estrades. Au début, c’était davantage une distraction parce qu’il vous faut voir tout le monde. La veille du match, ce n’est pas si mal, mais le matin, des gens espèrent vous voir à l’hôtel, et je ne gérais pas ça très bien. Aujourd’hui, les gens connaissent ma routine, ils savent quand je suis disponible et quand je ne le suis pas», a précisé Bush.

Par ailleurs, pour le gardien de l’Impact, un duel contre Columbus signifie des retrouvailles avec Caleb Porter. Ce dernier l’a dirigé avec les Zips d’Akron, au niveau universitaire.

«Lorsque c’est le moment d’être sur le terrain, oui, c’est fantastique. C’est merveilleux de jouer devant tous ces gens, surtout maintenant que celui qui m’a dirigé à l’université est l’entraîneur-chef là-bas. Je compte des amis au sein du personnel d’entraîneurs, et j’ai des amis dans l’équipe. C’est toujours un peu plus excitant, et il y a toujours quelque chose de spécial lorsque l’on peut renouer ces vieilles relations.»

Michel Lamarche, La Presse canadienne