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À l’image de sa carrière, Mariano Rivera met fin aux festivités à Cooperstown

À l’image de sa carrière, Mariano Rivera met fin aux festivités à Cooperstown
FILE - In this Jan. 23, 2019, file photo, Baseball Hall of Fame inductees Edgar Martinez, left, Mike Mussina, center, and Mariano Rivera, right, pose for photographs during news conference in New York. Baseball Hall of Fame induction ceremonies are on Sunday, July 21, 2019, in Cooperstown, N.Y. (AP Photo/Frank Franklin II)

COOPERSTOWN, N.Y. — Les cris avaient commencé avant même que le meilleur stoppeur de l’histoire des Majeures amorce son discours.

«Je ne comprends pas pourquoi je dois toujours être le dernier, a blagué le légendaire releveur des Yankees de New York Mariano Rivera lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball. J’imagine qu’être le dernier revêt un cachet spécial.»

Rivera, le releveur Lee Smith, les partants Mike Mussina et le regretté Roy Halladay ainsi que les frappeurs désignés Edgar Martinez et Harold Baines ont fait leur entrée au Temple, dimanche, lors d’une belle journée ensoleillée à Cooperstown. Dernier à prendre la parole, Rivera a profité de l’occasion pour remercier le Panama, son lieu de naissance, et les partisans qui s’y trouvent.

«Vous êtes spéciaux pour moi, a dit Rivera. Merci pour votre aide et merci aux partisans latino-américains. Merci de m’avoir aimé. Je suis touché et reconnaissant de recevoir cet incroyable honneur.»

Meneur au chapitre des sauvetages en carrière (652), Rivera a été le premier joueur intronisé de façon unanime par l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique. Il a disputé 19 saisons dans les Majeures, toutes avec les Yankees, et il a pris sa retraite après avoir terminé 952 parties, ce qui constitue également un record.

Sélectionné 13 fois au match des étoiles, Rivera a aidé les Yankees à remporter cinq titres de la Série mondiale et sept championnats de l’Américaine. Il a mené les sauvetages de l’Américaine à trois reprises et il a réussi au moins 40 sauvetages lors de neuf saisons, un record qu’il partage avec Trevor Hoffman, qui a lui aussi été intronisé au Temple de la renommée du Baseball.

La veuve de Halladay, Brandy, a tenté de retenir ses larmes en prononçant son discours. Halladay n’était âgé que de 40 ans lorsqu’il est décédé dans un accident d’avion, en novembre 2017.

«Je savais que j’allais pleurer à un certain moment. C’est impressionnant de voir le nombre de personnes réunies ici aujourd’hui, a-t-elle déclaré. Je suis reconnaissante que vous soyez ici. Il n’y a pas assez de mots pour vous remercier.»

Souriant du début à la fin, Smith a félicité les autres intronisés avant de donner du crédit à sa famille et aux résidents de la ville de Castor, en Louisiane, pour ses succès.

«Ils ont été ma famille. C’est la principale raison pour laquelle je suis debout ici aujourd’hui, a affirmé Smith. À ma mère et mon père, votre soutien a valu tout au monde pour moi.»

Smith a lancé pendant 18 saisons, pour les Cubs de Chicago, les Red Sox de Boston, les Cardinals de St. Louis, les Yankees, les Orioles de Baltimore, les Angels de la Californie, les Reds de Cincinnati et les Expos de Montréal. Lorsqu’il a pris sa retraite, il occupait le premier rang de l’histoire des Majeures au chapitre des sauvetages (478).

Martinez a été sélectionné au match des étoiles à sept occasions et il a gagné le Bâton d’Argent cinq fois pour les Mariners de Seattle, avec qui il a passé ses 18 saisons dans le Baseball majeur.

«Je suis honoré d’être ici, a mentionné Martinez, qui est né à New York, mais qui a grandi à Porto Rico. C’est difficile de croire que ce rêve qui a commencé quand j’avais 10 ans se termine ici. La première fois que j’ai vu jouer Roberto Clemente, tout ce que je voulais était de pratiquer ce sport.»

Par deux fois, Martinez a mené l’Américaine pour la moyenne au bâton et à trois reprises, il a mené les Majeures au chapitre du pourcentage de présences sur les buts. Il a été nommé le meilleur frappeur désigné à cinq occasions et le trophée porte maintenant son nom.

Baines n’a pour sa part jamais montré beaucoup d’émotions pendant sa carrière de 22 ans, mais sa voix a craqué pendant son discours.

«D’une quelconque façon, j’ai acquis la réputation d’être plutôt taciturne. Je ne suis pas sûr de savoir pourquoi, a-t-il exprimé dès le début de son discours. Des professeurs aux entraîneurs m’ayant montré de la gentillesse et de la discipline, je vous remercie de ce que vous avez fait pour moi. Si je peux vous laisser sur un message, c’est de redonner à votre communauté.»

Comme il l’a fait pendant sa carrière de 18 saisons dans les Majeures, Mussina a lancé le bal. Il a passé toute sa carrière dans la section Est de l’Américaine, où l’attaque ne manquait pas, jouant pour les Orioles et les Yankees.

Sélectionné cinq fois au match des étoiles, Mussina a compilé un dossier de 270-153, avec 2813 retraits au bâton et une moyenne de points mérités de 3,68. Il a réussi 57 matchs complets, en plus de devenir le premier lanceur de l’Américaine à remporter au moins 10 matchs à 17 reprises.

«J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir à mes années dans le baseball, a déclaré Mussina, le plus vieux vainqueur de 20 victoires dans les Majeures, lorsqu’il a réussi l’exploit à 39 ans lors de la saison 2008, sa dernière. Je n’ai pas eu l’occasion de gagner un trophée Cy-Young, la Série mondiale, 300 matchs en carrière ou de récolter 3000 retraits au bâton, mais aujourd’hui, je deviens un membre du Temple de la renommée du baseball. Ça, je l’ai réussi.»

Les regrettés Frank Robinson et Willie McCovey ont été honorés d’un moment de silence avant le discours de Mussina. Les deux membres du Panthéon sont décédés depuis la cérémonie d’intronisation de l’an dernier.

John Kekis, The Associated Press