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Pas beaucoup de postes disponibles dans la formation pour les espoirs du CH

Pas beaucoup de postes disponibles dans la formation pour les espoirs du CH
Photo: Graham Hughes/La Presse CanadienneRyan Poehling

BROSSARD, Qc — Claude Julien n’a pas l’intention de perdre trop de temps à faire des expériences au cours du camp du Canadien.

L’entraîneur-chef a rappelé que les postes vacants n’étaient pas très nombreux au sein de sa formation et qu’il voyait plutôt le camp du Tricolore comme l’occasion de mettre la table pour la saison.

«Nous n’avons pas 23 postes disponibles, nous en sommes tous conscients, a dit Julien au terme des premiers entraînements sur glace au camp du Canadien, vendredi. Nous avons la chance de commencer avec des trios que nous pensons pouvoir aimer.

«Ça ne veut pas dire que ça ne changera pas d’ici le début de la saison et que nous ne donnerons pas la chance à plusieurs joueurs de se battre pour des postes. Ces choses-là seront toutefois gérées en temps et lieu, de match en match.»

Trois trios semblent déjà bien définis du côté de l’offensive du Canadien. Phillip Danault est de retour au centre de Tomas Tatar et Brendan Gallagher, une unité qui a été la plus constante de l’équipe l’hiver dernier. Jonathan Drouin joue à la gauche de Max Domi et Artturi Lehkonen, tandis que Jesperi Kotkaniemi est au centre de Paul Byron et Joel Armia.

«J’espère que ça va débloquer un peu au niveau de sa production offensive, a dit Julien au sujet de Lehkonen. Chaque fin de saison, il commence à produire. S’il peut avoir un bon départ, ça devrait l’aider.»

Il y a ensuite congestion du côté de l’offensive pour les quelques derniers postes de soutien. Charles Hudon, Nick Suzuki, Jordan Weal, Nick Cousins, Nate Thompson, Dale Weise, Phil Varone, Ryan Poehling et Matthew Peca luttent vraisemblablement pour les postes sur le quatrième trio.

«C’est une équipe de la LNH, tout le monde au camp veut en faire partie, a rappelé Poehling. C’est un honneur de faire partie d’une équipe de la LNH, surtout quand il s’agit du Canadien de Montréal. Je veux rester moi-même et ne pas m’inquiéter avec les choses qui sont hors de mon contrôle.»

Les noms de Suzuki et Poehling sont bien sûr ceux qui retiennent l’attention dans le groupe luttant pour les derniers postes à l’attaque. Il sera intéressant de voir s’ils obtiennent l’occasion de se faire valoir avec des membres du top-9 lors des matchs préparatoires.

«S’ils peuvent faire le travail et prendre le poste à un autre joueur, nous allons devoir faire la bonne chose comme organisation et admettre qu’ils représentent une meilleure option, a dit Julien. C’est pour cette raison qu’ils sont au camp. Et si ça ne fonctionne pas, il y a un paquet de joueurs qui sont passés par la Ligue américaine pour s’habituer au calendrier, à affronter des hommes et à prendre du muscle, puis qui ont eu une belle carrière dans la Ligue nationale.

«Il n’y a pas de honte à passer par la Ligue américaine. C’est une occasion de construire les fondations de sa carrière.»

Du côté de la défensive, il semble y avoir une ouverture sur le flanc droit de la troisième paire, même si Julien a tenté de calmer le jeu à ce sujet. Derrière les duos Mete-Weber et Chiarot-Petry, on retrouvait Josh Brook à la droite de Brett Kulak, vendredi.

Mike Reilly, Christian Folin et Noah Juulsen devraient aussi avoir l’occasion de se faire valoir sur le flanc droit. Et Kulak ne doit rien tenir pour acquis.

Les choses débouleront rapidement pour le Canadien, qui sautera sur la glace du Centre Bell dès dimanche pour le traditionnel match Rouges contre Blancs. Le Tricolore disputera ensuite son premier match préparatoire lundi, face aux Devils du New Jersey.

«Si nous voulons progresser, si nous voulons participer aux éliminatoires, ce qui est notre objectif, nous allons devoir améliorer certaines choses, a rappelé Julien. Nous devons peaufiner certains détails. Nous voulons développer de bonnes habitudes sur la patinoire et c’est sur quoi nous avons travaillé aujourd’hui. Nous pourrons ensuite bâtir sur ces bonnes habitudes lors du calendrier préparatoire.»

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne