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Après une 1ère année de défis avec les Whitecaps, Marc Dos Santos est confiant

Après une 1ère année de défis avec les Whitecaps, Marc Dos Santos est confiant
Photo: Darryl Dyck/La Presse canadienneMarc Dos Santo

VANCOUVER — Invité à décrire sa première année à titre d’entraîneur-chef des Whitecaps de Vancouver, Marc Dos Santos a d’abord fait une pause.

«Compliquée», a-t-il répondu quelques secondes plus tard.

Un tel qualificatif est possiblement un euphémisme.

Les Whitecaps ont conclu la saison régulière avec une défaite de 1-0 contre le Real Salt Lake dimanche, confirmant leur position dans la cave du classement de l’Association Ouest de la MLS. Avec un dossier de 8-16-10, les Whitecaps ont présenté la deuxième plus mauvaise fiche dans la ligue, tout juste derrière le FC Cincinnati, un club d’expansion.

Des problèmes à l’extérieur du terrain ont ajouté aux médiocres performances et les partisans de l’équipe ont clairement fait entendre leur mécontentement.

Ce n’est certainement pas le genre de campagne que souhaitait vivre Dos Santos à sa première année à titre d’entraîneur-chef en MLS.

«Je ne veux pas une deuxième année comme celle-là, a-t-il déclaré dans une récente entrevue. Mais je n’ai pas besoin que les fans me le disent. Je sais à quel point je veux réussir l’an prochain.»

Selon ses propres estimations, le Montréalais de 42 ans s’est retrouvé face à une situation difficile lors de son embauche en novembre dernier.

Une semaine plus tôt, plusieurs joueurs et celui qui occupaient la présidence de l’équipe avaient déclaré à des journalistes qu’un vestiaire «divisé» avait causé des problèmes sur le terrain lors d’une saison à l’issue de laquelle les Whitecaps avaient raté les séries éliminatoires.

Les défis n’ont pas disparu pendant l’entre-saison alors que l’équipe s’est départie de 20 joueurs et a embauché plusieurs nouveaux-venus d’un peu partout sur la planète, incluant le premier irakien et le premier tunisien à évoluer en MLS.

Dos Santos a confié que les bouleversements au sein de la formation étaient déjà en marche lorsqu’il a entamé son rôle, mais que ces changements radicaux avaient laissé des traces.

«Nous n’étions pas prêt à trop changer l’alignement, a-t-il affirmé. Nous agissions comme une équipe d’expansion sans tout ce qui accompagne une équipe d’expansion.»

Les Whitecaps ont amorcé la saison sans gagner un seul de leurs six premières parties.

À la mi-avril, l’équipe de Dos Santos a commencé à prendre forme, allant même chercher une victoire de 1-0 à domicile contre le Los Angeles Football Club, son ancienne équipe. Un segment prometteur, de mai jusqu’à la fin de juin, a vu les Whitecaps disputer six parties sans défaite.

Tout ce travail n’a finalement pas abouti aux succès espérés, alors que l’équipe a subi cinq défaites de suite.

Tout au cours de la saison, la formation de la Colombie-Britannique a eu de la difficulté à trouver une étincelle offensive au point d’être limitée à 37 buts.

Malgré les résultats, Dos Santos dit n’avoir jamais été inquiet vis-à-vis son poste.

«Je sais dans quoi je me suis engagé. Je sais ce que j’ai donné pour être ici et les propriétaires savent aussi ce que j’ai donné pour être ici. J’aurais pu aller ailleurs. Mes amis me disent que j’ai peut-être laissé passer une bague de championnat de la MLS si LAFC l’emporte. Non, je voulais être ici. Dans mon esprit, c’était certain.»

Gemma Karstens-Smith, La Presse canadienne