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Les dangers des plaqués au football mineur sont comparés à la cigarette

Les dangers des plaqués au football mineur sont comparés à la cigarette
Photo: Peter Aiken/Getty Images

BOSTON — Tout le monde semble avoir beaucoup de plaisir lorsque les jeunes participants à un message d’intérêt public jouent au football… jusqu’à ce qu’un garçon soit projeté au sol et que le rythme de la musique prend une tournure inquiétante.

Puis, l’entraîneur-chef commence à distribuer des cigarettes.

«Le football avec plaqués est identique à fumer», dit une jeune voix hors champ pendant qu’une femme, souriante, allume une cigarette pour l’un des jeunes préadolescents.

«Plus je commence tôt, plus longtemps je suis exposé au danger.»

«Plaquer peut attendre» (Tackle Can Wait) est un élément d’une campagne d’information de la Concussion Legacy Foundation (CLF) pour inciter les enfants de moins de 14 ans à jouer au flag football et à s’éloigner de la version avec contact.

L’organisme affirme que les enfants qui pratiquent le football avec plaqués dès l’âge de 5 ans courent dix fois plus de risque de souffrir d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une maladie dégénérative du cerveau, que ceux qui attendent jusqu’à l’âge de 14 ans.

«Le football avec plaqués est vraiment un sport pour hommes, et il est incroyablement dangereux pour un cerveau en développement», déclare Chris Nowinski, cofondateur de la CLF dans la vidéo qui accompagne le message.

«Nous possédons maintenant les données qui montrent que le plaquage au football mineur est associé à l’ETC d’une manière très semblable à la cigarette et le développement du cancer des poumons», note Nowinski.

«Nous essayons d’aider les parents à voir que ce sont deux choses aussi mauvaises l’une que l’autre: permettre à votre enfant de fumer et laisser votre enfant jouer au football avec plaqués sont deux mauvaises idées», ajoute-t-il.

Certains États américains, incluant la Californie, New York et l’Illinois, ont parlé de la possibilité d’interdire les plaquages aux enfants de moins de 12 ans. D’ici là, le message d’intérêt public a comme objectif d’informer les parents au sujet des risques.

La vidéo, dont le coût de production s’est élevé à 126 095 $US, a été créée par Angelo Campigotto-Harrison. Son père, Joe Campigotto, a joué au football universitaire et développé le stade 4 de l’ETC, même si on ne lui a jamais diagnostiqué de commotion cérébrale.

En examinant attentivement la vidéo, on peut voir que l’arbitre est Chris Borland, un ancien secondeur des 49ers de San Francisco, qui a quitté la NFL à l’âge de 24 ans, une saison après avoir subi deux commotions cérébrales officiellement diagnostiquées.

Le message, qui sera diffusé à la télévision, sur les plateformes numériques et les médias sociaux, est accompagné d’une note qui précise que les jeunes, en réalité, ne fumaient pas et que les scènes de football étaient sécuritaires.

«Pendant le tournage, aucun joueur n’avait le droit d’effectuer un plaqué, précise un avis. Un coordonnateur de cascades a supervisé la production et deux adolescents qui sont des cascadeurs certifiés ont simulé les plaqués.»

Jimmy Golen, The Associated Press