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Le Canadien manque de cohésion en zone défensive et en relance

Le Canadien manque de cohésion en zone défensive et en relance
Photo: Graham Hughes/La Presse CanadienneCarey Price

MONTRÉAL — Les remontées réussies par le Canadien lors de ses trois premiers matchs ont permis de compenser les lacunes défensives de la formation montréalaise en ce début de saison.

Après avoir comblé des déficits pour arracher au moins un point en trois sorties à l’étranger en début de campagne, le Canadien a finalement frappé un mur jeudi et a perdu son match d’ouverture locale 4-2 face aux Red Wings de Detroit.

Les revirements ont été nombreux et les Red Wings ont coincé le Canadien dans son territoire à maintes reprises lors de ce duel. Les joueurs du Tricolore ont rejeté la théorie qu’ils avaient manqué d’énergie puisqu’ils disputaient un deuxième match en autant de soirs. C’est plutôt un manque de cohésion qui fait que le Canadien en a arraché défensivement lors de la première semaine de la saison.

«C’est une question de fermer les espaces rapidement et de savoir où nos coéquipiers seront positionnés, a mentionné le défenseur Jeff Petry après la défaite, jeudi. Il faut être le premier sur la rondelle et savoir que nous allons pouvoir la pousser vers un coéquipier ou qu’il va venir en appui pour la récupérer. Présentement, tout est un peu croche dans notre zone et nous y passons trop de temps.»

L’entraîneur Claude Julien s’est porté à la défense de sa brigade d’arrières, rappelant que tous les joueurs sur la patinoire avaient un rôle à jouer.

«C’est beau de parler des défenseurs, mais il faut que les attaquants soient disponibles, a-t-il rappelé. Des fois, les défenseurs pourraient bouger la rondelle plus rapidement. D’autres fois, les défenseurs ont de la difficulté à trouver une ouverture ou quelqu’un à qui donner la rondelle.

«Ça revient à la même chose quand nous révisons les matchs. Nous voyons que nous ne prenons pas de bonnes décisions. Quand c’est le cas, et c’est la même chose pour n’importe quelle équipe, ça va affecter votre jeu de transition et votre jeu défensif.»

Le Tricolore a déjà accordé 17 buts à ses adversaires en quatre parties. Malgré ce total élevé, les gardiens n’ont pas grand-chose à se reprocher.

Encore une fois jeudi, Carey Price a gardé les siens dans le match pendant de longs moments, réussissant plusieurs arrêts lors d’attaques en surnombre ou en échappée.

«Toutes les équipes que nous avons affrontées étaient rapides dans leur échec-avant, a noté Petry. Ç’a eu un impact sur notre jeu défensif et nous devons peaufiner certaines choses.»

La bonne nouvelle pour le Canadien, c’est que la saison est encore jeune et qu’il a le temps d’apporter les correctifs nécessaires. Il a aussi démontré une belle combativité lors des trois matchs à l’étranger au cours desquels il est venu de l’arrière pour arracher au moins un point.

«Je ne crois pas que nous ayons joué notre meilleur hockey lors des quatre premiers matchs, a mentionné Petry. Nous avons démontré par moments que nous pouvons être vraiment bons, mais nous n’avons pas encore bien joué pendant 60 minutes.

«Il va y avoir des hauts et des bas dans un match, mais nous avons tendance à parfois baisser la garde en n’appliquant pas autant de pression que dans les moments où nous jouons très bien.»

Une séance vidéo était à l’horaire vendredi pour tenter de peaufiner le travail défensif et la cohésion dans la transition. Les Blues de St. Louis seront ensuite les visiteurs au Centre Bell, samedi.

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne