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Claude Julien ne veut pas que l’avantage numérique perde sa touche

Claude Julien ne veut pas que l’avantage numérique perde sa touche
Photo: Paul Chiasson/La Presse CanadienneMax Domi

BROSSARD, Qc — Claude Julien ne veut pas que l’avantage numérique devienne un fardeau pour son équipe, et il espère avoir pris les moyens pour éviter que ça se produise.

Déjà que le Canadien n’a pas encore tout à fait réglé ses ennuis en infériorité numérique, il ne faudrait pas que l’avantage numérique ralentisse trop la cadence.

Le Tricolore a été incapable de profiter de ses 12 dernières occasions avec un homme en plus. En l’espace de quatre rencontres, son efficacité est passée de 26,3 pour cent à 20 pour cent, du cinquième rang du circuit au 15e.

«Notre avantage numérique glisse depuis un petit bout de temps et il faut se replacer, a insisté l’entraîneur-chef du Canadien, mercredi. Il faut améliorer cet aspect-là de notre jeu.»

Lundi, avant d’affronter les Bruins de Boston, Julien avait réuni les membres de son premier trio sur la même vague. Phillip Danault, Brendan Gallagher et Tomas Tatar complétaient une unité avec Jonathan Drouin et Shea Weber.

Mercredi, il avait muté Drouin au sein de l’autre vague, retrouvant ainsi ses compagnons de trio Max Domi et Joel Armia.

Questionné sur l’avantage d’avoir les joueurs d’un trio au sein de la même unité, Julien avait mentionné plus tôt cette semaine qu’il était peut-être plus facile de gérer l’énergie des joueurs et leur utilisation après la pénalité. Gallagher était du même avis mercredi.

«Si vous regardez le match à Dallas (0-en-5 pour le Canadien), il y a eu beaucoup de punitions des deux côtés, puisque Phil jouait sur le désavantage numérique, tandis que nous (Tatar et Gallagher) étions sur l’avantage numérique. Il y a eu une longue séquence où nous avons joué les trois ensemble, peut-être seulement deux ou trois fois, a noté Gallagher. En jouant ensemble en avantage numérique, nous devrions obtenir quelques présences de plus ensemble à forces égales.»

Julien a passé quelques minutes supplémentaires près du tableau en compagnie de Domi au terme de l’entraînement mercredi.

«C’était pour lui expliquer les options qui peuvent s’offrir à lui en avantage numérique, a indiqué Julien. Souvent, quand je parle aux joueurs, je compare en expliquant ce que le désavantage numérique va faire pour créer des problèmes.

«Je lui donnais donc des conseils sur différentes choses qui peuvent donner de la difficulté au désavantage numérique. Ce sont des petits détails qui, j’espère, pourront l’aider», a-t-il ajouté.

Éviter le banc des punitions

En ce qui concerne les problèmes du Canadien en infériorité numérique, la solution la plus simple demeure d’éviter de commettre des infractions.

À ce niveau, Gallagher et Domi sont irréprochables depuis le début de la saison. Ils sont deux des 46 joueurs à travers la LNH à avoir disputé au moins neuf rencontres cette saison et à toujours avoir un zéro dans la colonne des minutes de punition. Leur coéquipier Nick Cousins fait aussi partie du groupe.

Lors de ses sept premières saisons dans la LNH, Gallagher a maintenu une moyenne de 0,58 minute de punition par match. La moyenne de Domi se situait à 0,87 minute de punition par rencontre lors de ses quatre premières saisons.

Domi est du genre à disjoncter de temps à autre quand il est bousculé par l’adversaire. Face aux Bruins, mardi, les fils auraient pu se toucher quand il a été renversé par le gardien Tuukka Rask en première période, ou encore quand il a échangé des politesses avec Charlie McAvoy quelques minutes plus tard. Il a toutefois évité d’aller trop loin et de se retrouver au banc des punitions.

De son côté, Gallagher a souvent été puni par le passé pour des contacts avec le gardien adverse. Il croit avoir gagné le respect des officiels avec le temps.

«J’ai dû trouver la limite, et ils ont commencé à respecter ma manière de jouer, à comprendre que je ne faisais pas exprès pour faire des choses interdites, a mentionné Gallagher. J’essaie d’aider l’équipe à gagner. Avec les années, je pense qu’il y a un respect mutuel qui s’est développé. Et j’en profite.»

Gallagher a aussi noté qu’il était facile d’éviter certains types de punitions, particulièrement celles provoquées par des gestes inutiles avec son bâton.

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne