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La parité dans la LNH ne se reflète pas seulement dans les résultats

La parité dans la LNH ne se reflète pas seulement dans les résultats
Photo: Justin Tang/La Presse CanadienneDustin Brown

L’époque où l’Association de l’Ouest et l’Association de l’Est se distinguaient par leur identité distincte semble révolue, alors que la parité à travers la LNH ne se reflète pas seulement dans les résultats enregistrés soir après soir.

La majorité des équipes du circuit Bettman optent pour un style axé sur la possession de la rondelle et la rapidité. Nous sommes loin de l’époque où l’Ouest était reconnu pour ses équipes physiques jouant un style direct, tandis que la trappe était prônée dans l’Est.

«Je pense que c’est en raison de l’évolution du jeu. Aujourd’hui, tout est axé sur la vitesse, a mentionné l’attaquant Nate Thompson du Canadien de Montréal, plus tôt cette semaine. Les équipes jouent de la même façon. C’est une nécessité parce que toutes les équipes sont rapides.

«Il reste quand même des équipes plus physiques qui jouent un style plus robuste dans l’Ouest, comme les Kings de Los Angeles et les Golden Knights de Vegas», a ajouté Thompson.

Si l’on compare les formations de la LNH en date de jeudi, les joueurs des équipes de l’Association de l’Ouest pesaient en moyenne 200,13 livres, comparativement à 198,94 livres pour ceux évoluant dans l’Est.

Huit des 15 formations de l’Ouest affichaient des moyennes d’au moins 200 livres, tandis que seulement cinq des 16 formations de l’Est atteignaient cette barre. L’équipe avec la formation la plus pesante en moyenne se retrouvait toutefois dans l’Est: les Islanders de New York à 207 livres.

«Il y a des équipes pesantes dans l’Est et dans l’Ouest, notait récemment l’attaquant Joe Thornton des Sharks de San Jose. Mais en général, la vitesse est prônée dans les deux associations. Je pense que les systèmes de jeu se ressemblent aussi d’une équipe à l’autre.»

«Peut-être que l’Est est même rendu plus directe, a ajouté Patrick Marleau, qui est de retour chez les Sharks après deux saisons avec les Maple Leafs de Toronto. Mais le style peut changer selon la situation dans les matchs ou même au fil de la saison. Il y a des moments où vous devez fermer le jeu ou garder la rondelle dans le fond du territoire adverse, ce qui va vous forcer à jouer de manière plus physique. Ça évolue constamment.»

Thompson explique cette évolution du style de jeu aux changements de règles dans la LNH. L’application plus stricte des règles contre l’accrochage et l’obstruction au retour du lock-out ayant mené à l’annulation de la saison 2004-05 y est certainement pour quelque chose.

De nos jours, de plus petits joueurs comme Johnny Gaudreau, des Flames de Calgary, ou Patrick Kane, des Blackhawks de Chicago, se retrouvent parmi les meilleurs pointeurs du circuit et ils évoluent dans l’Association de l’Ouest.

«Quand je suis arrivé dans la Ligue nationale, c’était du hockey ‘rodéo’, a imagé Marleau, qui a fait ses débuts en 1997-98. Il fallait être gros et fort, sinon c’était difficile de se faire une place sur la patinoire. Aujourd’hui, si vous êtes rapides, vous pouvez avoir du succès dès votre arrivée dans le circuit.»

Les Kings, qui affronteront le Canadien samedi soir au Centre Bell, sont peut-être la dernière équipe à avoir remporté la coupe Stanley grâce à un style robuste. Depuis leur deuxième triomphe en trois ans en 2014, ils ont connu plus de bas que de hauts.

Ils ont toujours la réputation d’une équipe physique et leur moyenne atteint les 203 livres, ce qui les classe à égalité au quatrième rang à travers la LNH. L’un des défis du directeur général Rob Blake sera peut-être d’adapter sa formation à la réalité actuelle de la LNH, en greffant des joueurs plus jeunes et dynamiques à son noyau.

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne