Sports
11:07 13 décembre 2019

L’attaquant Paul Byron de retour à l’entraînement avec le Canadien

L’attaquant Paul Byron de retour à l’entraînement avec le Canadien
Photo: Graham Hughes/La Presse CanadienneJesperi Kotkaniemi

BROSSARD, Qc — Les joueurs du Canadien étaient heureux de retrouver Paul Byron à l’entraînement vendredi, mais il semble que l’attaquant petit format ratera le dernier match à domicile de la formation montréalaise en 2019.

Byron a patiné au sein du quatrième trio, à la gauche de Nate Thompson et Riley Barber. Il s’agissait de la position occupée lors du dernier match par Ryan Poehling. Ce dernier a été rappelé du Rocket de Laval en fin d’après-midi, un signe que Byron ne sera pas en mesure d’affronter les Red Wings de Detroit samedi.

L’entraîneur-chef Claude Julien avait d’ailleurs été prudent quand il avait été questionné sur la disponibilité de Byron pour ce match au terme de l’entraînement.

«C’était son premier entraînement avec l’équipe. Il faudra d’abord voir comment il se sent», avait dit Julien.

Byron est tombé au combat le 15 novembre, dans une victoire de 5-2 face aux Capitals de Washington. Il a été opéré à un genou quatre jours plus tard et son absence avait été estimée à quatre semaines.

Depuis qu’il est à l’écart, le Canadien a compilé un dossier de 4-6-3.

Même s’il ne connaissait pas un début de campagne très éclatant avec seulement un but et trois aides en 19 matchs, il demeure un élément important de l’équipe.

«Il est un gars intense et sérieux même à l’entraînement, a noté Julien. Il n’est pas un gars qui sourit facilement, mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas heureux. Il vient au travail pour travailler. C’est ce qui est contagieux et que les gars apprécient chez lui.»

Byron n’avait justement pas le sourire facile sur la patinoire du Complexe sportif Bell vendredi. Il a chuté lourdement contre la bande à un certain moment et a été frustré par les gardiens lors d’un exercice de tirs de barrage.

«Il est toujours comme ça. Et pas seulement à l’entraînement, a insisté l’attaquant Brendan Gallagher. Même les petits débats qui peuvent paraître inoffensifs sont très importants pour Paul.»

L’absence de Byron et de Jonathan Drouin a coïncidé avec le début de la série de huit défaites du Tricolore (0-5-3). L’infirmerie a continué de se remplir lorsque les attaquants Jesperi Kotkaniemi et Matthew Peca, ainsi que le défenseur Victor Mete, les ont rejoints.

La polyvalence de Byron pourrait aider le Tricolore dans les prochaines semaines, quand il sera en mesure de reprendre le collier.

«Il est un membre important de l’équipe, a rappelé Gallagher. Il peut jouer sur n’importe quel des quatre trios. Il a déjà été employé en avantage numérique, et il a un rôle clé en désavantage numérique.

«Nous savons à quel point il a travaillé fort pour revenir dans la formation.»

Pour leur part, Kotkaniemi (commotion cérébrale) et Mete (cheville) ont patiné avant le reste du groupe, vendredi. Une décision devrait être prise samedi afin de savoir s’ils accompagneront ou non l’équipe lors de son voyage dans l’Ouest canadien avant le congé de Noël.

Des retours du côté des Wings

Les Red Wings devraient aussi compter sur des renforts samedi. L’entraîneur-chef Jeff Blashill s’est dit optimiste de pouvoir compter sur les attaquants Anthony Mantha et Andreas Athanasiou face au Canadien.

Mantha a raté les huit derniers matchs des siens en raison d’une blessure au bas du corps. En 25 rencontres cette saison, Mantha a récolté 12 buts et 11 aides.

De son côté, Athanasiou a été tenu à l’écart lors des deux dernières sorties des Wings en vertu d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée. Il a inscrit cinq buts et 10 aides en 29 parties cette saison.

Les Red Wings ont mis fin à une série de 12 défaites (0-10-2) en battant les Jets de Winnipeg 5-2, jeudi. Pour sa part, le Canadien a remporté quatre de ses cinq derniers matchs.

«Nous savons à quel point notre long voyage sera difficile, et nous voulons partir en ayant de bonnes sensations», a dit Gallagher.

«Un samedi soir à domicile, après quelques jours de congé, il n’y a pas de raison de ne pas offrir notre meilleur hockey», a-t-il ajouté.

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne