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17:38 17 janvier 2020

Tête d’affiche du Canada en simple, Shapovalov est prêt pour Melbourne

Tête d’affiche du Canada en simple, Shapovalov est prêt pour Melbourne
Denis Shapovalov of Canada takes the first set against Novak Djokovic of Serbia during their ATP Cup tennis match in Sydney, Friday, Jan. 10, 2020. Shapovalov, on the cusp of reaching the top 10 on the ATP Tour, has been playing some of the best tennis of his young career over the last few months. THE CANADIAN PRESS/AP-Steve Christo

Parfois, une défaite difficile sur le court peut être ressentie comme une victoire à bien des égards. Pour le Canadien Denis Shapovalov, pousser Novak Djokovic à la limite à la Coupe ATP a des airs d’un obstacle de taille qui a été franchi.

C’est une des raisons pourquoi l’Ontarien de 20 ans se sent confiant, à l’approche des Internationaux d’Australie.

«Honnêtement, ç’a été un match énorme pour moi, a confié Shapovalov, vendredi. Je pense qu’au niveau mental c’est la première fois où j’ai eu l’impression de pouvoir le préoccuper en trouvant un moyen de le battre.»

À un set partout la semaine dernière, Shapovalov a obtenu un bris au troisième set, empêcher Djokovic de clore le match. Le Serbe classé deuxième au monde a toutefois remporté le bris d’égalité 7-4, en route vers un triomphe de son pays en finale, contre l’Espagne.

«Même si je n’ai pas gagné, j’ai pu le déranger et je me sentais en contrôle, a dit Shapovalov, dont la fiche contre Djokovic est 0-5. J’ai eu bien des occasions de m’approcher de la victoire. C’est rassurant à propos de mon jeu. Évidemment, je dois continuer à travailler pour maintenir mon niveau et continuer d’avancer.

«Cela dit, c’est sûr que je suis très content d’où j’en suis en ce début de saison.»

Shapovalov, 13e tête de série à Melbourne, est accompagné au tableau principal par le Québécois Félix Auger-Aliassime, 20e tête d’affiche, l’Ontarien Milos Raonic, 32e, et le Britanno-Colombien Vasek Pospisil, 146e.

La Lavalloise de 17 ans Leylah Annie Fernandez doit battre l’Américaine Danielle Lao en qualification pour atteindre le tableau principal chez les dames.

Bianca Andreescu de Mississauga, championne en titre à New-York, doit rater le tournoi en raison d’une blessure au genou.

Shapovalov et Auger-Aliassime font partie d’un groupe élite de joueurs de moins de 23 ans figurant au top 25 de l’ATP. La liste comprend Karen Khachanov, Andrey Rublev et Alex De Minaur, ainsi que les membres suivants du top 10: Daniil Medvedev, Stefanos Tsitsipas, Alexander Zverev et Matteo Berrettini.

La prochaine génération a certainement commencé à faire du bruit. Reste à savoir si quelqu’un parviendra à déjouer la domination du ‘Big Three’: Rafael Nadal, Djokovic et Roger Federer.

Ils ont fait la loi en Grand Chelem ces dernières années. Stan Wawrinka, à Flushing Meadows, il y a quatre ans, est le dernier joueur hors de ce trio à avoir gagné un tournoi de prestige. Parmi les 40 tournois majeurs disputés depuis 10 ans, le ‘Big Three’ a remporté tous les titres sauf sept.

Est-ce que ça pourrait finalement changer cette année?

«Je crois que ces dernières années, il y avait quand même une bonne marge, vu la qualité de leur jeu et leur expérience. Ils avaient une bonne coche de plus. Je pense quand même que ça va être différent en 2020, a dit Shapovalov. Moi et Daniil avont livré de très forts matches contre Novak. Et (David) Goffin a battu Rafa à la Coupe ATP.

«Je pense qu’il y aura plusieurs surprises cette année, a poursuivi le jeune Canadien. J’estime vraiment que la différence n’est pas si grande.» 

Shapovalov entamera l’événement contre le Hongrois Marton Fucsovics, 66e au monde. Ils se sont entraînés ensemble plusieurs fois mais lundi, ce sera leur premier affrontement.

À son premier match, Auger-Aliassime va se mesurer à un joueur issu des qualifications. Pospisil, lui, devra composer avec le vétéran croate Ivo Karlovic.

Gregory Strong, La Presse canadienne