Je viens de fermer Les chemins de la victoire, le premier tome des mémoires du Lider Maximo. Une brique de 654 pages qui s’étend de la naissance de Fidel Castro en 1926 à la victoire des Barbudos contre les troupes de Batista en 1958.
Fidel écrit comme il parle, donc Les chemins de la victoire est un flot de souvenirs soutenu par de nombreuses images. Le livre compte à peu près 250 photos et autres documents originaux qui permettent au lecteur de se familiariser avec certains des héros de la révolution évoqués au fil des anecdotes.
Ne vous laissez pas intimider par son poids impressionnant, le livre se laisse lire avec une grande facilité. Comme un journal de bord à certains moments. L’auteur a raison de parler de son hésitation sur le titre à donner à ce récit, car c’est loin d’être une autobiographie. L’essentiel se passe dans les montagnes de la Sierra Maestra, le cœur de la résistance et des combats ultimes.
Les chemins de la mémoire, malgré le fait d’être écrit à la première personne laisse l’impression d’un ouvrage collectif, raconté finalement par le premier des barbus pour rendre hommage à ces camarades que le temps pourrait avoir tendance à faire oublier. En dehors d’un Che Guevarra qui est lui-même resté une icône et un Camilo Cienfuegos qui a dirigé les troupes victorieuses.
Il y a quelques semaines, à une des entrevues lessivage de Catherine Perrin sur Radio-Canada, je disais vouloir tendre le linge avec Castro pour parler de choses et d’autres, comme de la façon dont il a réussi à survivre à plus de 600 attentats. Il figure d’ailleurs dans le Record Guinness.
Le livre ne m’a rien appris sur ces tentatives d’assassinat qui auraient été concoctées en grande partie par les services secrets américains. Cependant, j’ai appris que Castro était en amour avec un président yankee. Enfin! J’exagère à peine, tant il parle avec une immense tendresse de Franklin Roosevelt.