À la veille de sa rencontre avec le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, le président américain a multiplié les mises en garde aux deux protagonistes de cette crise qui se profile entre l’Israël et l’Iran. Dimanche, Barack Obama a prononcé un discours devant les membres du American Israeli Public Affairs Committee, un groupe important de lobbyistes juifs et pro-israéliens.
Bien qu’il ait réitéré qu’il n’hésiterait pas à employer la force pour empêcher l’Iran de développer l’arme nucléaire, il a affirmé que pour l’instant, une frappe contre l’Iran pourrait avoir de graves conséquences à la fois pour les Etats-Unis et Israël. Il en a d’ailleurs profité pour reprocher à ses rivaux républicains de faire passer leurs intérêts politiques avant la sécurité nationale.
Il faut dire que les candidats républicains s’emparent de plus en plus de la question nucléaire en Iran pour démontrer leur appui à Israël. Hier soir Gingrich a affirmé que «l’Iran se moquait des États-Unis. Israël est tellement petit que deux à trois missiles nucléaires suffiraient à reproduire l’horreur de l’holocauste.» Mitt Romney a affirmé de son côté que «si Obama était réélu, l’Iran aurait l’arme atomique».
À certains moments de son discours, Obama a adopté un ton défensif, lui qui a souvent été critiqué pour pousser Israël un peu trop fort sur la voie de la concession sur la question palestinienne. Au cours des trois premières années du mandat d’Obama, les relations avec Benyamin Netanyahu étaient extrêmement tendues à cause des exigences américaines pour une relance du processus de paix.
Ceci dit malgré sa soit disant fermeté face à Israël, Obama a choisi de mettre la question de la Palestine en veilleuse jusqu’à la fin de son mandat. Il a aussi su mettre en place des sanctions contre l’Iran, impensables il y a quatre ans.