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Des bagarres qui dégoûtent et qui excitent

Il n’est pas politiquement correct de nos jours d’affirmer que l’on aime les bagarres au hockey. Un sondage est paru aujourd’hui indiquant que 54 % des Canadiens croient que les bagarres devraient être interdites par la LNH. La proportion s’élève à 62 % au Québec.

Pourtant, chaque fois qu’un joueur du Canadien jette les gants, le Centre Bell en entier se lève pour encourager les pugilistes. Et je soupçonne fortement les gens à la maison de faire de même. Serait-on un peu hypocrite?

Personnellement, j’ai de la difficulté avec les bagarres dans le hockey mineur où le sport devrait d’abord et avant tout être un jeu.

Dans la LNH, par contre, nous avons affaire à des adultes consentants qui gagnent grassement leur vie. De plus, il ne semble pas que les dirigeants de la Ligue soient vraiment intéressés à supprimer un de leurs arguments de vente.

Je ne crois pas qu’une bagarre entre deux hommes forts peut vraiment changer l’allure d’un match. Mais lorsque Francis Bouillon, par exemple, décide de laisser tomber les gants pour réveiller ses troupes, cela peut avoir un impact réel sur l’issue de la partie.

Si l’affaire Jonathan Roy avait déjà amené la question de la pertinence des bagarres au hockey au centre de l’actualité québécoise, deux événements – le décès du jeune Don Sanderson et la blessure de Garrett Klotz – sont survenus récemment pour forcer le reste du Canada et la LNH à s’intéresser au problème.

Alors, les bagarres au hockey, excitantes ou dégoûtantes?

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