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Financement du transport collectif: automobilistes sollicités davantage

MONTRÉAL — Les automobilistes de la région de Montréal doivent être appelés à contribuer bien davantage au financement du transport collectif selon un rapport déposé jeudi par la Commission du transport de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

L’analyse des sources de financement du transport en commun réalisée par l’organisme regroupant 82 municipalités conclut que des investissements importants sont requis pour atteindre la cible de 35 pour cent de la part modale du transport en commun en pointe du matin d’ici 2031, qui stagne actuellement à 24 pour cent.

La Commission a observé que parmi les contributeurs au financement du cadre métropolitain de 2018 à 2028, la part des automobilistes, qui était de 8 pour cent en 2001, était en chute à 5,5 pour cent en 2018 et est projetée à 2,9 pour cent en 2028 après la réalisation des nouveaux projets de transport en commun. 

Les auteurs du rapport proposent donc l’application d’une série de mesures qui heurteraient directement le portefeuille des automobilistes afin de contenir l’augmentation des contributions municipales.

À court terme, ils suggèrent notamment de nouvelles taxes sur l’immatriculation, incluant sur le territoire entourant l’île de Montréal, et une hausse de la surtaxe sur l’essence. À partir de 2024, la mise en place d’une tarification routière pourrait inclure un péage selon le kilométrage parcouru.

Selon la Commission du transport, ces mesures permettraient qu’à compter de 2024, les automobilistes reviendraient à une contribution de 8 pour cent du cadre financier métropolitain, identique à celle d’il y a 18 ans. De plus, la dépendance des municipalités à l’impôt foncier serait réduite. 

La Commission du transport de la CMM est présidée par le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon. Les vice-présidents sont deux conseillers municipaux, Aline Dib, de Laval, et Peter McQueen, de Montréal.

 

La Presse canadienne