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Les Huskies attendent une première coupe Memorial, tout comme leur descripteur

Les Huskies attendent une première coupe Memorial, tout comme leur descripteur
Photo: Archives Métro

TORONTO — Jean-Paul Charlebois collige depuis déjà deux décennies des informations concernant l’histoire du hockey à Rouyn-Noranda.

À 76 ans, le descripteur des Huskies de Rouyn-Noranda se souvient des championnats des années 50, au niveau midget. Il peut parler des équipes de niveau sénior des années 60 qui ont tenté de gagner la coupe Allan et il connaît le nom de tous les joueurs de la LNH qui sont nés et qui ont grandi dans la région.

Une conquête de la coupe Memorial reste toutefois l’histoire qu’il attend encore de conter.

«C’est le rêve. C’est presque arrivé, mais ils ont perdu en prolongation contre les Knights de London», a déclaré Charlebois, faisant référence à la défaite des Huskies en finale de la Coupe Memorial, en 2016.

Les Huskies ont joint la LHJMQ en 1996, après que le Laser eut quitté Saint-Hyacinthe. Ce n’est que 20 ans plus tard que les Huskies ont pu se qualifier pour leur seule et unique participation au tournoi de la Coupe Memorial.

Plutôt que de faire un pas de recul, après avoir échappé le trophée le plus important de la Ligue canadienne de hockey, les Huskies sont restés compétitifs, participant aux séries à deux reprises, avant de connaître une saison record qui pourrait permettre à Charlebois de finalement mettre les mots sur une histoire manquante.

Les Huskies ont amorcé les séries en tant que meilleure équipe sur les 60 de la LCH et ils continuent leur route en accueillant l’Océanic de Rimouski vendredi, à l’occasion du premier match de leur série de troisième tour.

«Nous avons une identité, une façon dont nous jouons les matchs. L’équipe de recruteurs a fait du bon travail pour choisir des joueurs talentueux. Cette année, nous sommes un peu plus vieux et nous sommes venus pour jouer», a fait savoir l’attaquant Peter Abbandonato, qui a terminé au premier rang des meilleurs pointeurs de la LHJMQ.

Abbandonato a été diagnostiqué d’une mononucléose, lundi, et il ratera la totalité de la troisième ronde. Les Huskies ont toutefois une assez bonne profondeur et un très bon gardien de but pour pallier à cette absence.

«C’est une lourde perte, mais je crois que les joueurs vont vouloir jouer pour lui, a mentionné Charlebois. Je suis sûr que nous pouvons traverser la troisième ronde.»

Abbandonato a ajouté qu’il avait confiance en ses coéquipiers et qu’il allait regarder le tout attentivement.

Charlebois fait mention d’André Tourigny, l’actuel entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa, comme étant la personne qui a bâti les fondations des Huskies et leurs succès.

Plusieurs entraîneurs sont passés par Rouyn-Noranda lors des sept premières saisons de l’équipe. Tourigny a été engagé en 2003 et il est resté en poste pendant une décennie avant de joindre Patrick Roy en tant qu’adjoint au sein de l’Avalanche du Colorado, en 2013-14. Sous la gouverne de Tourigny, les Huskies ont accédé aux séries neuf fois et ils ont atteint la finale de la Coupe du Président en 2007.

Gilles Bouchard a ensuite pris les rênes et il a guidé l’équipe vers une première conquête de la coupe du Président et une participation au tournoi de la Coupe Memorial. Ce dernier a joint l’organisation du Lightning de Tampa Bay en 2018, permettant à Mario Pouliot, l’ancien adjoint de Tourigny, de rentrer au bercail après avoir soulevé la coupe Memorial avec le Titan d’Acadie-Bathurst, l’an dernier.

Malgré les changements, la structure organisationnelle de Tourigny est restée intacte, avec du recrutement de qualité et une capacité à développer les choix de repêchage de l’équipe, comme Abbandonato.

«André a vraiment changé l’identité et la culture des Huskies. La première année, il y a eu deux entraîneurs-chefs, dont un pour seulement 10 matchs, a dit Charlebois. Bouchard est arrivé et il a gardé la même culture et la même identité. Ils se connaissaient bien.»

Charlebois est né et il a grandi à Rouyn-Noranda, où il a connu une belle carrière dans le domaine de l’éducation avant de prendre sa retraite à 60 ans. Il n’avait pas l’intention d’entamer une deuxième carrière, mais il s’est impliqué avec les Huskies en 2003, quand on lui a demandé d’être consultant quant aux rénovations de l’aréna. Lorsque le descripteur de l’équipe n’a pas pu faire un voyage à l’étranger en 2005, Charlebois a pris le relais et il a décrit un match de séries contre les Wildcats de Moncton.

Depuis, il est la voix des Huskies depuis 15 ans.

«C’est à ce moment que j’ai essayé et j’ai décrit le reste des séries. Je n’ai plus arrêté depuis ce temps», a conclu Charlebois.

Kyle Cicerella, La Presse canadienne