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Après une élimination, les Flames et Neal ont amorcé leur réconciliation

Après une élimination, les Flames et Neal ont amorcé leur réconciliation
Photo: Jeff Mcintosh/La Presse canadienne Les Flames de Calgary ont subi l'élimination contre l'Avalanche du Colorado.

CALGARY — Dans la foulée de l’élimination rapide des Flames de Calgary au premier tour des séries éliminatoires, il y a une relation à rebâtir avec James Neal.

Le nom du vétéran ailier a été rayé de la formation pour la première fois en 11 ans de carrière quand l’Avalanche du Colorado a éliminé les Flames lors du cinquième match, vendredi dernier.

Les Flames ont offert un contrat de cinq ans d’une valeur de 28,75 millions $ US l’année dernière parce qu’il était considéré comme un marqueur régulier de 20 buts et en raison de son expérience après deux longs parcours éliminatoires à Nashville et Las Vegas.

Mais avec sept tirs au but, zéro point et un différentiel de moins-3 lors des quatre premiers matchs de la série contre l’Avalanche, Neal a cédé sa place à Austin Czarnik. Les Flames ont finalement perdu le cinquième match 5-1.

«C’était dur à prendre, a déclaré Neal. Je n’ai jamais vécu ça dans ma carrière.»

L’entraîneur-chef Bill Peters et Neal ont amorcé un processus de réconciliation lors du bilan de l’équipe cette semaine.

«Nous ne voulons plus repasser par là», a déclaré Peters.

Pendant que les Flames se hissaient au sommet de l’Association de l’Ouest de la LNH, James n’est pas parvenu à s’épanouir avec sa troisième nouvelle équipe en trois ans.

Candidat pour jouer au sein du premier trio avec Sean Monahan et Johnny Gaudreau, Neal n’a pas tenu ce rôle bien longtemps et c’est Elias Lindholm qui en a hérité.

Neal a peiné au sein du troisième trio des Flames, obtenant sept buts et 12 passes en 63 matchs, son plus faible total en carrière.

Le fait d’avoir raté 17 matchs en février et en mars en raison d’une blessure au bas du corps a certes contribué à sa baisse de production.

«Ç’a été une année difficile, c’est sûr, a reconnu Neal. C’est difficile lorsque vous ne produisez pas comme vous le devriez. Cela étant dit, notre équipe allait bien.

«Pour moi, j’essayais simplement de retrouver la santé, de me préparer et d’être un joueur capable de faire une différence lors des séries éliminatoires. De toute évidence, cela ne s’est pas produit. Je dois retrouver mon niveau.»

Compte tenu de l’investissement des Flames en Neal, les deux parties ont intérêt à ce qu’il soit heureux et plus productif.

«Je veux faire partie du groupe des six meilleurs attaquants sur lesquels on peut s’appuyer pour marquer les gros buts et être un joueur qui fait la différence, a ajouté Neal. Je l’ai fait toute ma carrière.

«J’ai marqué plus de 20 buts à chacune de mes saisons, sauf cette année. Alors, je sais que je peux (redevenir) ce type de joueur et aider cette équipe.»

Peters a précisé: «Nous devons lui donner plus de temps de glace — et quand je dis lui donner, il doit le mériter.»

Neal a atteint la finale de la Coupe Stanley avec les Predators de Nashville en 2017 et les Golden Knights de Las Vegas en 2018.

L’attaquant de six pieds trois pouces et 212 livres a inscrit 12 buts et huit aides au total en 42 matchs éliminatoires.

Le côté positif de cette élimination rapide à Calgary lui permettra de refaire le plein d’énergie pour 2019-20.

«Ces trois dernières années ont été bonnes. Mais cela étant dit, vous n’avez pas le temps de prendre soin de votre corps et de vous entraîner pendant l’été, a confié Neal.

«C’est une occasion pour moi de revenir là où je sais que je peux être et où je sens que je devrais être.»

Le directeur général, Brad Treliving, affirme que les Flames sont déterminés à faire en sorte que ça fonctionne pour Neal.

«James est très responsable, a constaté le directeur général. James n’est pas venu ici pour être écarté de la formation lors d’un cinquième match au premier tour éliminatoire.

«Je pense qu’il va se retrousser les manches et s’améliorer, mais comment pouvons-nous aussi l’aider? Il y a deux parties dans l’équation, le joueur et l’équipe. Nous voulons tous les deux que ça fonctionne.»

Donna Spencer, La Presse canadienne