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Deux prix Bédélys pour des auteurs Québécois au 8e Festival BD de Montréal

Deux prix Bédélys pour des auteurs Québécois au 8e Festival BD de Montréal
Photo: Facebook/Prix BédélysCatherine Ocelot et Daniel Pelchat.

MONTRÉAL — Deux bédéistes québécois ont remporté des prix Bédélys décernés vendredi soir dans le cadre du 8e Festival de la BD de Montréal (FBDM) qui bat son plein en fin de semaine au parc La Fontaine.

Il s’agit de Catherine Ocelot, qui s’est vu décerner le Bédélys Québec pour son livre «La Vie d’artiste» qui aborde les thèmes de la réussite, l’échec, l’angoisse et le doute à travers un récit d’entretiens menés avec différents acteurs du milieu culturel québécois. Daniel Pelchat a, pour sa part, reçu le Bédélys indépendant pour son premier album intitulé «La Fois où je suis tombé au carrefour», un court récit aux accents psychédéliques. Le Festival BD a aussi récompensé des auteurs étrangers. Le Bédélys étranger a été remis à l’auteur anglais Joff Winterhart pour «Courtes Distances» et l’Américaine Molly Knox Ostertag a reçu le Bédélys jeunesse pour «Le Garçon sorcière».

Quelque 12 000 visiteurs sont attendus au Festival BD de Montréal d’ici dimanche et plusieurs en profiteront sans doute pour faire dédicacer leur livre parmi les 175 artistes sur place, dont le bédéiste français Yoann qui s’est vu confier en 2009 avec son collègue Fabien Vehlmann la réalisation de la série classique Spirou et Fantasio.

«Les amateurs de bandes dessinées francophones et anglophones auront l’occasion de rencontrer des vedettes», a indiqué la directrice générale du festival Johanne Desrochers, ce qui est souvent le cas lors de ce genre d’événement. Mais ce qui est particulier au Festival BD de Montréal, c’est que celui-ci se démarque aussi par l’importance qu’il accorde aux plus petits acteurs de ce marché en plein essor au Québec.

«Cette année, les autoéditeurs et les petites maisons d’édition occupent 58 tables parmi nos exposants, ce qui démontre toute l’effervescence de la communauté actuelle», affirme Mme Desrochers.

«Le festival est bilingue depuis quatre ans et on a près de 25 auteurs anglophones sur le site, du Canada et des États-Unis, mais le rayonnement du festival s’agrandit puisqu’on a aussi trois maisons d’édition françaises qui se sont inscrites au festival, ajoute-t-elle. 

Pour tous les goûts 

Le FBDM propose ainsi des ateliers pour tous les âges, de l’initiation au dessin manga, à la caricature de l’actualité, au brunch manga réservé aux enfants, entre autres. En plus des kiosques de 80 exposants, il y a de l’animation, des tables rondes et des rencontres avec des artistes sous forme de conversations avec le public, dont celles avec le Montréalais Michel Rabagliati et le Français Yoann.

«Ces rencontres sont très agréables parce que c’est dans un petit salon avec un animateur qui pose des questions et les gens peuvent participer à la conversation», souligne Mme Desrochers.

«Delaf et Dubuc, ce sont les auteurs de la série Les Nombrils. On connaît bien la série, mais on a moins souvent l’occasion de discuter avec ses auteurs québécois et apprendre à les connaître. Même chose pour Michel Rabagliati qui est l’auteur de la série Paul, qui aime bien parler avec son public et il est toujours très généreux de son temps», souligne Johanne Desrochers.

«Il y a aussi Yoann, un artiste français qui a repris la série Spirou. Il va nous parler du défi de reprendre cette série culte», poursuit-elle.

Le Festival BD de Montréal a donc pris de l’ampleur au fil des ans, mais ses organisateurs poursuivent le travail pour «redonner à la bande dessinée la place qu’elle mérite dans la culture à Montréal et ailleurs».

De plus en plus, la bande dessinée prend sa place, reconnaît Mme Desrochers qui souhaite «que la bande dessinée prenne toute la place qu’elle mérite et que Montréal devienne une plateforme d’échanges internationale en bande dessinée».

Helen Moka, La Presse canadienne